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Marché : Groupama reste dans le rouge au 1er semestre

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par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - Groupama a annoncé jeudi une perte de 87 millions d'euros au premier semestre 2012, qui intervient alors que l'assureur mutualiste est en pleine restructuration après avoir été la principale victime française avec Dexia de la crise de la zone euro l'an dernier.

Contraint de passer d'importantes dépréciations sur son exposition à la dette souveraine grecque et à la chute des marchés actions, Groupama avait perdu 1,81 milliard d'euros en 2011.

Prié de dire si le groupe comptait retrouver l'équilibre financier en 2012, un porte-parole a simplement indiqué que Groupama visait une marge de solvabilité de 120% fin 2012 contre 113% au premier semestre.

"Nos résultats semestriels témoignent de l'importance du travail accompli en l'espace de quelques mois, ce qui se traduit par un redressement sensible du résultat, proche de l'équilibre", a commenté dans un communiqué Christian Collin, le directeur général délégué de Groupama.

"Comme le groupe l'avait annoncé, les efforts ont porté tout à la fois sur les cessions d'actifs industriels, la réduction des risques d'actifs financiers et la baisse des coûts", a-t-il poursuivi.

Le chiffre d'affaires du groupe a baissé de 2,8% à périmètre constant au premier semestre à 9,339 milliards d'euros, avec une très nette baisse de l'assurance de la personne en France.

Le secteur de l'assurance-vie souffre actuellement en France de la concurrence des banques, qui cherchent à attirer les clients et leurs dépôts avec des comptes d'épargne attractifs.

Le doublement du plafond du Livret A prévu par le président François Hollande pourrait encore restreindre l'appétit des Français pour l'assurance-vie, dont les rendements ne sont guère attractifs à cause du faible niveau actuel des taux d'intérêt.

Devenu en 2011 un sujet d'inquiétudes pour les régulateurs, Groupama a lancé une série de cessions d'actifs destinées à renforcer sa solvabilité, comme la vente de sa filiale Gan Eurocourtage à l'assureur allemand Allianz ou la fusion de sa filiale Silic avec Icade, la société foncière de la Caisse des dépôts (CDC).

Après une politique d'expansion en Europe, l'assureur a aussi sonné une retraite stratégique et procédé à des désengagements, comme en témoignent des cessions de filiales en Espagne ou en Pologne.

Malgré ses efforts, la note de la dette de Groupama a été dégradée en catégorie "junk" par Standard & Poor's le 25 juin.

L'orage financier a également eu pour conséquence la révocation du directeur général Jean Azéma, remplacé par Thierry Martel qui a définitivement abandonné toute velléité d'introduction en Bourse pour le groupe.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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