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Marché : Grèce et économie américaine pénalisent les bourses européennes

Grèce et économie américaine pénalisent les bourses européennesGrèce et économie américaine pénalisent les bourses européennes

par Alexandre Boksenbaum-Granier et Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse jeudi, toujours pénalisées par la crise de la dette grecque alors que la croissance américaine suscite des craintes grandissantes.

Le nombre plus élevé que prévu des inscriptions au chômage aux Etats-Unis est venu s'ajouter à l'abaissement, mercredi, des prévisions de la Fed pour la croissance américaine.

"Le chiffre (des inscriptions au chômage, NDLR) est à nouveau supérieur aux attentes et confirme que le ralentissement économique est bien tangible aux Etats-Unis (...) Cette mauvaise nouvelle pourrait catalyser une baisse généralisée du cours des actifs risqués", estime Arnaud Poutier, directeur général adjoint d'IG Markets France.

L'indice CAC 40 a clôturé à 3.787,79 points, en recul de 2,16%, sa plus forte baisse sur une séance depuis le 18 avril, plombé au premier chef par le secteur financier exposé à la crise grecque. L'indice sectoriel des banques européennes a perdu 2,63%.

"Il y a beaucoup de nervosité et de fragilité sur la question du ralentissement de la croissance et de son impact sur les perspectives de résultats des entreprises", explique Bill Dinning, responsable de la stratégie d'investissement d'Aegon Asset Management.

POURSUITE DES DISCUSSIONS SUR LA GRÈCE

Pour éviter au contribuable de supporter tout le coût d'un nouveau renflouement de la Grèce, l'Europe s'efforce de mettre les banques et les assureurs à contribution. Les pouvoirs publics ont d'ailleurs entamé des discussions avec les établissements financiers en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en Italie.

"Les discussions se poursuivent", dit simplement une porte-parole de la Fédération bancaire française, tandis qu'un 'rollover', c'est-à-dire un renouvellement des engagements sur la dette grecque, semble se profiler.

Le Crédit agricole (-3,75% à la clôture), propriétaire de l'établissement grec Emporiki, a déjà dit début juin qu'il serait favorable à un 'rollover' de la dette publique grecque, mais sous certaines conditions.

"Le 'rollover' consiste à renouveler les obligations, mais l'enjeu est de savoir à quel taux ce rollover se fera", explique une source bancaire qui n'a pas souhaité être nommée.

"Il ne faut pas que ce taux soit trop pénalisant pour la Grèce mais il ne faut pas non plus que le taux soit considéré comme un défaut par les agences (de notation, NDLR)", poursuit-elle.

Les Bourses de Londres et Francfort ont abandonné respectivement 1,71% et 1,77%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a cédé 2,3% et l'EuroFirst 300 a perdu 1,45%.

L'euro accentue son recul face au billet vert, autour de 1,4170 dollar à 16h25 GMT, contre 1,4332 mercredi soir. La monnaie unique, affaiblie par la crise de la dette, est sous pression du fait de données PMI flash qui ont mis en lumière une activité peu soutenue dans l'industrie et les services dans la zone euro en dehors de la France et de l'Allemagne.

Avec Brian Gorman à Londres, édité par Dominique Rodriguez

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