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Marché : Ferrero a le temps de trouver une solution avec parmalat

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par Stefano Bernabei

ROME (Reuters) - L'adoption d'un texte limitant les prises de contrôle de groupes italiens par des sociétés étrangères ouvre la voie à un investissement de long terme de Ferrero au capital de Parmalat, a dit jeudi la direction de la banque Intesa Sanpaolo.

Le gouvernement italien, réuni mercredi en conseil des ministres, a adopté un texte protégeant les secteurs de l'alimentation, de la défense, des télécommunications et de l'énergie contre les OPA étrangères.

Cette décision pourrait empêcher le groupe français de produits laitiers Lactalis de prendre le contrôle de Parmalat, le premier groupe alimentaire italien.

L'administrateur délégué d'Intesa Sanpaolo Corrado Passera a déclaré que ce texte donnait à Parmalat davantage de temps pour créer un consortium italien et lui permettait de reporter au mois de juin l'assemblée générale initialement prévue le 14 avril durant lequel Lactalis pourrait achever sa prise de contrôle du conseil d'administration.

"Le fait d'avoir un peu de temps est l'une des conditions préalables positives, ce qui est maintenant le cas", a dit Corrado Passera, qui a prend part à l'effort pour créer un consortium italien.

"Désormais les conditions pour une initiative valable sont réunies", a-t-il ajouté, évoquant l'engagement de Ferrero pour un "projet industriel de long terme". Intesa Sanpaolo détient 2,4% du capital de Parmalat.

Lactalis a annoncé mardi avoir porté sa participation au capital de Parmalat à 29%, soit juste en dessous du seuil de 30% qui oblige à faire une offre sur la totalité du capital.

Une source proche du dossier avait dit mercredi à Reuters que la direction de Ferrero avait rencontré les propriétaires de Lactalis à Paris cette semaine pour discuter de l'acquisition de sa participation mais que les discussions n'avaient pas abouti.

LACTALIS OUVERT À D'AUTRES PARTENAIRES

Le quotidien les Echos souligne dans son édition de jeudi, sans citer de source, que les deux groupes envisagent de s'allier au sein d'un holding.

Ce holding pourrait attirer d'autres investisseurs tels que le groupe laitier Granarolo, Intesa Sanpaolo ou encore les banques Mediobanca et Unicredit. Personne n'était joignable dans l'immédiat chez Ferrero pour commenter cette information.

Le vice-administrateur délégué du groupe et président de Lactalis Italie Antonio Sala a de son côté déclaré jeudi à l'agence de presse italienne Ansa qu'il était ouvert à l'entrée d'autres partenaires au capital de Parmalat.

"Nous pensons que d'autres actionnaires peuvent partager notre projet et contribuer au succès", a-t-il dit lors d'une interview, précisant que l'objectif de Lactalis serait d'investir l'argent de Parmalat pour créer de la valeur et réaliser des acquisitions.

"Nous pensons que les règles du jeu ne peuvent pas être changées au milieu du gué", a-t-il ajouté en faisant référence au texte adopté par le gouvernement.

Vers 13h50 GMT l'action Parmalat prenait 0,6% à 2,33 euros à la Bourse de Milan, surperformant l'indice européen de l'alimentation et des boissons qui avançait de 0,41%.

Florent Le Quintrec pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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