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Marché : Face à la dette, madrid coupe dans le secteur public

Face à la dette, madrid coupe dans le secteur publicFace à la dette, madrid coupe dans le secteur public

MADRID (Reuters) - Une semaine après avoir relevé les impôts, le gouvernement conservateur espagnol a décidé de dégraisser le secteur public pour réduire le déficit et se dit prêt, si nécessaire, à étendre le plan d'austérité mis au point par le précédent cabinet socialiste, battu aux élections législatives du 20 novembre.

Il s'agit pour la nouvelle équipe au pouvoir conduite par Mariano Rajoy de convaincre les marchés que l'Espagne est capable de rembourser sa dette publique.

Vendredi dernier, le ministre du Budget, Cristobal Montoro, a annoncé une réduction des dépenses publiques de 8,9 milliards d'euros en 2012 et un relèvement de certains impôts, y compris ceux des plus hauts revenus. Ces mesures devraient permettre 15 milliards d'euros d'économies.

"Le poids de la restructuration de l'administration publique doit être réparti entre le gouvernement central, les régions et les autorités locales. Nous réexaminerons les objectifs en fonction des nécessités budgétaires", a déclaré la vice-présidente du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, lors d'une conférence de presse jeudi à l'issue du conseil des ministres.

Le précédent gouvernement avait prévu de supprimer 515 des quelque 4.000 organismes administratifs du pays, dont 451 dépendent du gouvernement central, mais il n'en a fermé que 70, a-t-elle précisé.

Les responsables des administrations publiques seront reçus courant janvier par le gouvernement pour examiner les moyens de réaliser des économies budgétaires, a-t-elle poursuivi.

Le gouvernement s'attend à un déficit public pour 2011 autour de 8% du produit intérieur brut (PIB), contre un objectif officiel de 6%.

Il a averti les Espagnols qu'il leur faudrait s'attendre à de nouvelles mesures d'austérité pour tenir l'objectif d'un déficit à 4,4% du PIB en 2012.

Selon le ministre de l'Economie, Luis de Guindos, un déficit au-dessus des 8% du PIB nécessitera 20 milliards d'euros d'économies supplémentaires.

Paul Day, Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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