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Europe : Un accord sur la dette grecque est "très proche" selon l'ue

Europe : un accord sur la dette grecque est Europe : un accord sur la dette grecque est

par Paul Carrel et Paul Taylor

DAVOS, Suisse (Reuters) - Plusieurs responsables européens ont faisaient preuve d'optimisme vendredi, disant leur espoir de voir émerger dès ce week-end un accord sur la restructuration de la dette grecque permettant d'éviter un défaut désordonné du pays.

"Nous sommes très proches d'un accord", a déclaré Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires lors du Forum économique de Davos.

"Si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera durant le week-end et de préférence en janvier, pas en février", a-t-il ajouté avant de répéter: "Nous sommes très proches."

La Grèce vise un accord de principe avec ses créanciers privés sur l'échange de dette d'ici dimanche soir, a déclaré par ailleurs un responsable gouvernemental grec, tandis que l'Institut de la Finance internationale (Ifi) a annoncé que d'importants progrès ont été faits vendredi dans les négociations.

Les négociations entre la Grèce et ses créanciers privés sur la restructuration de la dette du pays se poursuivent vendredi à Athènes. Josef Ackermann, président de l'Ifi, qui représente les banques et les assureurs, a évoqué vendredi la possibilité que ceux-ci renoncent à près de 70% de leurs créances.

Une source européenne a fait savoir à Reuters que Berlin tente de convaincre Athènes de céder le contrôle de sa politique budgétaire aux institutions européennes.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, qui était lui aussi à Davos, a souligné que la mise au point d'un nouveau plan de sauvetage pour la Grèce n'était pas aisée compte tenu de la tendance de la Grèce à ne pas tenir ses objectifs, mais que la chose serait néanmoins faite d'ici quelques jours.

"Nous n'anticipons pas un défaut de la Grèce", a-t-il déclaré.

Le ministre espagnol de l'Economie Luis de Guindos a estimé que la Banque centrale européenne n'aurait pas à déprécier ses avoirs en dette souveraine grecque, acquis à un prix très bas pour calmer les marché obligataire.

DILEMME POUR LA BCE

Le conseil des gouverneurs de la BCE s'interroge sur la participation de la banque centrale de la zone euro à un sauvetage de la Grèce. On souligne au sein de la BCE que ses membres sont réticents à accepter une décote, pour ne pas donner l'impression de financer les Etats et pour ne pas créer un précédent.

D'un autre côté, plusieurs membres du conseil des gouverneurs ne voudraient pas que la BCE ait à afficher un profit sur ses avoirs grecs quand ils viendront à échéance alors que d'autres afficheront des pertes.

Les intervenants soulignent que la situation est plus facile pour le banques depuis que la BCE leur a prêté près de 500 milliards d'euros à trois ans en fin d'année.

Se pose aussi la question relative aux fonds de secours de la zone euro, le FESF et son successeur permanent, le MES. Selon Olli Rehn, les chefs d'Etat et de gouvernement des 17 pays de la zone euro se prononceront dans les semaines qui viennent sur la combinaison des deux fonds.

Il s'agirait de combiner les 250 milliards d'euros restant dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF), les 500 milliards prévus pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) et 500 milliards d'euros qui viendraient du Fonds monétaire international (FMI).

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a maintenu la pression sur les Européens à Davos, confirmant ses propos de ces derniers jours.

Le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner a salué les mesures prises par la zone euro pour surmonter la crise tout en soulignant que les mesures d'austérité risquaient de nourrir une spirale récessionniste.

Marc Angrand, Danielle Rouquié et Catherine Monin pour le service français

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