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Europe : Second jour de baisse pour les Bourses européennes

Europe : Second jour de baisse pour les Bourses européennesEurope : Second jour de baisse pour les Bourses européennes

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi, poursuivant leur pause de la veille, comme sur les marchés américains, après avoir volé de records en records depuis le début de l'année, tandis que le dollar retombait de son pic de 11 ans.

Les investisseurs attendent de nouveaux signes d'amélioration de l'économie mondiale avant de commencer à pousser les indices encore plus haut. L'annonce de ventes au détail nettement plus élevées que prévu en janvier en Allemagne avait d'ailleurs soutenu la tendance en Europe dans la matinée.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,98% à 4.869,25 points. Le Footsie britannique a cédé 0,74% et le Dax allemand 1,14%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a reculé de 1,17% et le FTSEurofirst 300 de 0,88%.

La Bourse d'Athènes a fait exception et pris 0,27%, tirée vers le haut par ses banques, notamment la Banque nationale de Grèce (+9,24%).

A la clôture en Europe, les indices américains perdaient 0,8% à 0,9% en perspective de chiffres décevants des ventes de voitures aux Etats-Unis et après leurs records de la veille. Le Nasdaq notamment a fini lundi au-dessus de la barre des 5.000 points pour la première fois depuis la bulle internet de 2000.

Les intervenants estiment que le repli n'a rien d'alarmant après les performances boursières exceptionnelles du début d'année en Europe et que le marché est victime de prises de bénéfices mais reste fondamentalement haussier.

"Le marché consolide tout naturellement, il reprend son souffle jusqu'à ce que la balance penche d'un côté ou de l'autre pour entamer une nouvelle escalade ou bien un mouvement de correction", résume Andre Bakhos (Janlyn Capital LLC).

Aux valeurs, les titres des banques portugaises Banco BPI et Banco Comercial Portugues ont gagné respectivement 9,04% et 2,40% sur des informations relatives à de possibles discussions de fusion entre ces deux établissements.

L'indice européen du secteur bancaire (-1,38%) a souffert du recul de Barclays, qui a abandonné 3,22%, l'une des plus fortes baisses de l'indice FTSEurofirst 300, après l'annonce de ses résultats et d'une augmentation de ses provisions pour frais juridiques.

Dans le secteur bancaire encore, Banca Monte dei Paschi di Siena a chuté de près de 10% après une information de presse selon laquelle la réunion du conseil d'administration prévue mercredi pourrait aborder le projet d'augmentation de capital de trois milliards d'euros de la banque italienne.

Le secteur des ressources de base a pâti du repli de 3,1% de Glencore, le groupe ayant annoncé une charge pour dépréciation de 1,1 milliard de dollars avec la baisse des cours des matières premières et un recul de 2% de son bénéfice d'exploitation en 2014.

Vivendi (+1,42%) a signé en revanche la plus forte hausse de l'EuroStoxx 50 après l'annonce par Bolloré de l'acquisition de 40,5 millions de titres du groupe au prix de 21 euros par action.

Veolia a accusé la deuxième plus forte baisse du CAC 40, derrière BNP Paribas (-3,10%), après l'annonce de la vente par l'assureur Groupama d'un bloc de 5,05% du capital du groupe de services aux collectivités.

Le dollar s'est replié par rapport à son pic de 11 ans face à un panier de devises après les propos d'un conseiller économique du Premier ministre nippon, Shinzo Abe, jugeant que le billet vert ne pouvait pas continuer à monter, la parité dollar-yen ayant peut-être atteint "la limite supérieure de la zone de confort".

Le yen se traite à 119,53 pour un dollar et l'euro à 1,1193 dollar.

En attendant des précisions de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa réunion de jeudi concernant son programme de rachats de dettes souveraines qu'elle doit lancer ce mois-ci, les rendements des obligations de la périphérie de la zone euro ont rebondi sur leurs plus bas records.

Le pétrole s'est redressé face aux combats en Libye et de nouveaux signes de croissance de la demande mondiale. Le baril de Brent reprend 2,55% à ce stade.

(Marius Zaharia, Francesco Canepa et Anirban Nag à Londres, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

Copyright © 2015 Thomson Reuters

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