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Europe : Pression sur la grèce à l'eurogroupe, éclipsé par l'affaire dsk

Europe : pression sur la grèce à l'eurogroupe, éclipsé par l'affaire dskEurope : pression sur la grèce à l'eurogroupe, éclipsé par l'affaire dsk

par Julien Toyer

BRUXELLES (Reuters) - Le plan de soutien au Portugal devait être entériné lundi par les ministres des Finances de la zone euro, qui devaient également presser la Grèce d'accélérer et d'approfondir les réformes, en dépit des remous provoqués par l'affaire Dominique Strauss-Kahn.

L'agenda de la réunion mensuelle de l'Eurogroupe a été largement éclipsé par l'inculpation aux Etats-Unis du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), qui devait y participer et y sera remplacé par l'un des directeurs généraux adjoints du Fonds, Nemat Shafik.

Les responsables européens ont toutefois assuré avant la réunion que les plans de soutien à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal ainsi que les discussions en cours sur l'économie européenne ne seraient pas affectés.

"Je ne peux que me réjouir que le dialogue se poursuive entre la Banque centrale européenne, la Commission et le FMI", a dit la ministre de l'Economie Christine Lagarde à la presse, qui l'interrogeait sur les conséquences de l'affaire.

"Nous avons des problèmes sérieux à évoquer, notamment le plan de soutien au Portugal, le financement de la Grèce et c'est ce que nous allons examiner cet après-midi", a-t-elle ajouté.

Ses propos, formulés à son arrivée à Bruxelles, où se tiennent lundi et mardi les réunions mensuelles des ministres des Finances de la zone euro et de l'UE, faisaient écho à ceux de la Commission européenne plus tôt dans la journée.

"Je voudrais rassurer l'opinion publique, les marchés et la presse (...) Nous sommes tout à fait confiants qu'il y aura une continuité totale dans les processus décisionnels du FMI", a dit le porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn.

Si elle ne devrait rien changer concernant les situations portugaise et irlandaise, l'absence de Dominique Strauss Kahn pourrait se faire sentir dans les discussions en cours sur la mise en place d'un nouveau plan de soutien à la Grèce.

LA GRÈCE SOUS PRESSION

Vendredi, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a donné le ton en appelant les autorités grecques à réagir, avant que des sources proches de la mission UE-FMI en cours en Grèce n'indiquent que le message qui serait délivré aux ministres lundi serait celui d'un manque d'efforts de la part des autorités grecques.

La Commission anticipe un déficit grec de 9,5% du PIB en 2011 et de 9,3% en 2012, soit largement au dessus des objectifs de 7,6 et 6,5% définis par le programme d'aide octroyé par l'UE et le FMI, alors que la dette devrait bondir à plus de 166% du PIB d'ici l'an prochain.

Le commissaire a écarté pour le moment un second programme d'aide à la Grèce pour couvrir des besoins de financement de 65 milliards d'euros sur 2012 et 2013 et a appelé à un large accord entre les partis politiques grecs sur les mesures à prendre.

Plusieurs sources européennes participant à la préparation de ces réunions ont indiqué qu'il pourrait notamment s'agir d'accélérer et de préciser le programme de privatisations de 50 milliards d'euros annoncé en début d'année.

Pour la première fois, le porte-parole d'Olli Rehn a concédé lundi que "le reprofilage est un concept, la restructuration de la dette en est un autre".

"Cela n'implique pas nécessairement les mêmes acteurs et n'a pas les mêmes conséquences", a-t-il ajouté.

Si aucune décision n'est attendue lundi sur ce dossier, qui fait encore débat au sein des membres de la zone euro, les ministres devraient en revanche valider le plan d'aide de 78 milliards d'euros au Portugal.

Les seuls détails à régler par les ministres sont les conditions posées par le parlement finlandais: que Lisbonne demande aux créanciers privés de maintenir leur exposition à la dette portugaise et que le gouvernement portugais mène à bien un ambitieux programme de privatisations.

Le cas de l'Irlande, qui réclame une révision à la baisse du taux d'intérêts des prêts qui lui ont été consentis en novembre dernier par l'UE et le Fonds monétaire international, ne devrait pas être évoqué.

Enfin, les ministres devraient apporter leur soutien à la candidature de Mario Draghi à la succession de Jean-Claude Trichet à la présidence de la Banque centrale européenne.

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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