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Europe : Paris et rome veulent des solutions pour la zone euro en octobre

Europe : paris et rome veulent des solutions pour la zone euro en octobreEurope : paris et rome veulent des solutions pour la zone euro en octobre

par Elizabeth Pineau

ROME (Reuters) - François Hollande et Mario Monti ont invité mardi le prochain Conseil européen d'octobre à prendre des décisions nécessaires à un règlement durable de la crise de la zone euro incluant un resserrement des écarts de taux sur la dette souveraine.

A l'orée d'un automne crucial pour la monnaie unique, qui se traduit par un ballet diplomatique en attendant une série de décisions, notamment de la Banque centrale européenne, le président français et celui du Conseil italien ont invoqué le nécessaire sérieux budgétaire pour retrouver la confiance.

"C'est au Conseil européen (des 18 et 19 octobre-NDLR) que nous devrons trouver des solutions pour la Grèce, l'Espagne, et passer à la troisième étape de l'union bancaire et à l'approfondissement de l'union économique et monétaire", ont-ils déclaré après un déjeuner villa Madame, résidence située sur une colline de Rome.

Les dirigeants des deuxième et troisième économies de l'UE jugent que les choses évoluent dans le bon sens depuis quelques mois et invitent les institutions européennes, à commencer par la Banque centrale européenne, à jouer un rôle d'apaisement.

"Il y a des taux d'intérêt qui sont trop élevés dans un certain nombre de pays sur la dette souveraine", a dit François Hollande, tandis que Mario Monti trouvait anormal que l'Espagne et l'Italie doivent emprunter à de tels niveaux alors qu'elles ont consenti de nombreux efforts.

"C'est le rôle de tous ceux qui ont vocation à intervenir sur la zone euro et notamment la BCE" de faire baisser les taux, a dit François Hollande, rappelant que le président de la BCE, Mario Draghi, avait donné des assurances en ce sens.

La BCE doit communiquer jeudi sur sa politique monétaire en attendant, la semaine prochaine, la décision du tribunal allemand de Karlsruhe sur la légalité des mécanismes financiers européens.

CHÔMAGE "INSUPPORTABLE"

Les cambistes spéculent sur l'annonce prochaine de rachats par la BCE d'obligations de pays de la zone euro en difficulté comme l'Espagne et l'Italie. La situation budgétaire de l'Espagne, qui a déjà demandé une aide financière extérieure pour son secteur bancaire, inquiète.

Les Européens attendent aussi d'ici la fin du mois le rapport de la troïka FMI-Commission européenne-BCE sur le plan de sauvetage de la Grèce.

François Hollande a renouvelé à cet égard ses encouragements à Athènes : "Si le rapport de la troïka va dans le bon sens, (...) alors, sans qu'il soit besoin de remettre des fonds, (il faut qu'il) puisse être prévu d'appliquer le plan de redressement et de garder la Grèce dans la zone euro".

Le président français a dit être en "très grande convergence" avec Mario Monti et l'Allemande Angela Merkel pour régler lors des Conseils européens à venir "les questions qui sont celles de tous les Européens parce que nous devons une fois pour toutes apporter les réponses à la zone euro".

"Pour les questions de la zone euro, de son approfondissement, de sa consolidation, de son intégrité, nous nous retrouvons sur des positions communes", a-t-il assuré.

Mario Monti a invité à ne pas "donner trop de poids" aux sommets européens tandis que François Hollande émettait le voeu, déjà exprimé lors de la conférence des ambassadeurs, de voir les dirigeants se réunir plus souvent et se doter de "capacités de décision plus grandes", selon des modalités "plus simples".

Le président joint pour l'heure le geste à la parole.

Après Angela Merkel à Berlin, le Grec Antonis Samaras à Paris, Mariano Rajoy à Madrid et Mario Monti à Rome, il doit s'entretenir mercredi à l'Elysée avec le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, puis avec le Premier ministre David Cameron jeudi à Londres.

François Hollande a annoncé par ailleurs pour début décembre à Lyon la tenue du 30e sommet franco-italien.

Jugeant "insupportable" le taux de chômage en Europe, le chef de l'Etat a vanté le sérieux budgétaire pour "réduire la dette et de donner de la crédibilité".

La France donnera l'exemple dans un budget 2013 marqué, a-t-il dit, du triple sceau de la stabilité de la dépense publique et des effectifs dans la fonction publique, et de la réduction des déficits.

Edité par Yves Clarisse

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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