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Europe : Les marchés européens ont terminé en forte hausse, sauf Londres

Europe : Les marchés européens ont terminé en forte hausse, sauf LondresEurope : Les marchés européens ont terminé en forte hausse, sauf Londres

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en forte hausse mardi, à l'exception de Londres, portées par la perspective que la Banque centrale européenne (BCE) augmente ses rachats d'actifs mensuels en mai et juin, perspective qui a pesé en revanche sur l'euro.

Cette nouvelle poussée des marchés d'actions en Europe, qui se retrouvent à de nouveaux records pluriannuels après les pics atteints la veille à Wall Street, a également été favorisée par l'apaisement des craintes relatives à la Grèce.

À Paris, l'indice CAC 40 s'est adjugé 2,09% à 5.117,30 points en clôture et à Francfort, le Dax a gagné 2,23%. Mais à Londres, le FTSE n'a gagné que 0,38%, plombé par le recul des valeurs minières dans le sillage des matières premières sur fond de nouvelle hausse du dollar.

La Bourse d'Athènes a progressé de 2,59%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a avancé de 1,7% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 2,05%.

A Wall Street, les indices new-yorkais marquent une pause après leurs records de lundi, alourdis par Wal-Mart.

Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, a déclaré que la banque centrale augmenterait "légèrement" ces rachats d'actifs avant l'été, car les liquidités sont moins abondantes sur les marchés en juillet et en août.

Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a renchéri en déclarant que l'assouplissement quantitatif mené par la BCE avait eu un effet positif sur les anticipations d'inflation et que Francfort était prêt à aller plus loin pour remplir son mandat en la matière.

Dans ce contexte, l'euro recule d'environ 1,5% face au dollar après avoir déjà perdu plus de 1% la veille face au billet vert tandis que les cours des obligations souveraines sont en hausse.

Le rendement du Bund, référence du marché obligataire européen, a perdu sept points de base (pdb) et les titres à 10 ans français, italiens et espagnols ont cédé cinq à huit pdb.

"On a le sentiment que les déclarations de la BCE suggèrent une volonté de mettre à distance à la fois le mouvement de ventes des titres obligataires à l'oeuvre depuis un mois, la récente vigueur de l'euro et la volatilité des marchés", a déclaré Manik Narain, analyste chez UBS.

En Grèce, en écho à ce qu'a dit lundi soir son homologue des Finances Yanis Varoufakis, le ministre du Travail Panos Skourletis a déclaré qu'Athènes allait rapidement conclure un accord avec ses créanciers, ce qui permettrait à la Grèce de se voir verser des fonds dont elle a un besoin urgent.

Toutefois, les créanciers européens de la Grèce ont tempéré cet optimisme, soulignant mardi au contraire qu'il fallait accélérer les discussions pour conclure un accord, avant que le pays ne se retrouve à court d'argent.

L'annonce en matinée d'un recul nettement plus marqué que prévu du moral des investisseurs en Allemagne n'a pas suffi à refroidir l'enthousiasme des investisseurs.

Une petite hausse encourageante de l'inflation de base en avril dans la zone euro a été occultée par une inflation négative au Royaume-Uni pour la première fois depuis les années 1960, qui a pesé sur la livre.

L'indice des valeurs minières et métallurgiques (-0,81%) a été le seul à finir dans le rouge, tandis que le secteur automobile (+3,64%) affiche la plus forte hausse après des données de l'ACEA montrant que le marché automobile européen a progressé pour le vingtième mois de suite.

A Paris, Renault a pris 5,12%, plus forte hausse du CAC, suivi d'Axa (+3,66%) et d'Unibail (+3,77%), avec l'ensemble du secteur immobilier.

A contrario, Technip (-2,06%) et ArcelorMittal (-0,44%) sont les deux seuls titres du CAC à baisser.

Volkswagen a aussi profité des bons chiffres de ventes en Europe et pris 4,88%, en tête de l'EuroStoxx 50.

Les cours du pétrole ont reculé pour le deuxième jour consécutif, affectés par la fermeté du dollar et les inquiétudes concernant la surabondance de l'offre, alimentées par la forte hausse des exportations de brut de l'Arabie saoudite.

(Marc Jones, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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