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Europe : Les Bourses européennes terminent en nette baisse

Europe : Les Bourses européennes terminent en nette baisseEurope : Les Bourses européennes terminent en nette baisse

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse lundi, l'aversion au risque dictant la tendance sur les marchés face à l'incertitude politique qui règne en Italie et aux Etats-Unis.

Cette même considération explique que la tendance soit également baissière à Wall Street, où les trois indices ont toutefois réduit leurs pertes par rapport au début de séance. Faute d'un accord d'ici minuit à Washington entre démocrates et républicains pour sortir de l'impasse budgétaire, les services fédéraux américains pourraient fermer mardi et des centaines de milliers de fonctionnaires se retrouver au chômage technique.

À Paris, le CAC 40 a perdu 1,03%, soit 43,33 points, à 4.143,44 points. Le Footsie britannique et le Dax allemand ont cédé tous deux 0,77%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a laissé 0,9 % et le FTSEurofirst 300 0,59%.

Signe de la fébrilité des intervenants, l'indice de volatilité de l'EuroStoxx 50 affiche un gain de près de 15%.

La Bourse de Milan a fini sur une perte de 1,2% après la démission des cinq ministres issus du Peuple de la liberté (PDL), le parti de Silvio Berlusconi, qui menace de faire éclater la coalition gouvernementale. Le président du Conseil Enrico Letta a annoncé son intention de solliciter mercredi la confiance du Parlement.

La Bourse italienne a toutefois réduit une partie de ses pertes à la suite de l'appel de vingt sénateurs du PDL partisans de plus de souplesse envers le gouvernement de "grande coalition" d'Enrico Letta.

La Bourse de Milan conserve un gain de 14% sur le trimestre, sa meilleure performance depuis 2009.

Les principales organisations patronales italiennes ont prévenu lundi que l'effondrement de la coalition gouvernementale menée par Enrico Letta aurait de graves conséquences sur l'économie du pays, qui peine à sortir d'une récession de deux ans.

Les actions italiennes ont, dans un tel contexte, représenté quelques-unes des variations les plus fortes. La démission d'Enrico Cucchiani du poste d'administrateur délégué d'Intesa Sanpaolo fait que la banque a accusé la plus grosse perte (-3,54%) de l'indice EuroStoxx 50.

A l'inverse Telecom Italia est l'une des rares valeurs italiennes à finir dans le vert, et nettement, avec un gain de 5,17%. L'action a bénéficié d'un relèvement de la recommandation de JPMorgan et aussi de la possibilité que le président de l'opérateur Franco Bernabe démissionne, selon une source proche du dossier.

Sur le marché des changes, la menace d'une fermeture partielle des administrations fédérales américaines pèse sur le dollar.

Le marché des changes comme la Bourse est nerveux, en témoigne la volatilité implicite de l'euro/dollar à un mois, étalon des fluctuations anticipées dérivé des cours des options, montée à 7,40, au plus haut depuis le début du mois, contre 6,50 la semaine dernière.

L'euro résiste bien à la crise italienne mais pourrait rétrograder si le président de la BCE Mario Draghi déclare à nouveau mercredi qu'il est prêt à soutenir à nouveau l'économie et généreusement si le besoin s'en fait sentir.

Sur le marché obligataire, les BTP italiens, battus en brèche en ouverture par la démission des ministres PLD avec un spread Italie/Allemagne en hausse de 25 points de base, se sont redressés rapidement - soutenus par les banques italiennes - pour minimiser leurs pertes, au fur et à mesure que pointait l'espoir que le gouvernement Letta survive.

Sur l'échéance à 10 ans, le spread Italie/Allemagne coté sur Tradeweb a refait l'intégralité de son retard pour n'afficher plus que quelques points de base de plus.

Le pétrole, lui, reste orienté à la baisse, en raison notamment des derniers signes de détente sur le dossier du nucléaire iranien après l'entretien téléphonique de vendredi entre Barack Obama et Hassan Rohani.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison

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