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Europe : Les Bourses européennes finissent en légère hausse

Europe : Les Bourses européennes finissent en légère hausseEurope : Les Bourses européennes finissent en légère hausse

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en légère hausse jeudi, à l'exception de Londres, affectées par de médiocres résultats trimestriels et la chute des secteurs miniers et de l'énergie mais soutenues par le rebond spectaculaire des banques grecques après leur chute du début de semaine.

Le dollar a accentué ses gains alors que la Réserve fédérale a fait des déclarations optimistes sur l'économie américaine mercredi, semblant maintenir le cap vers un premier relèvement de ses taux cette année.

La fermeté du dollar a contribué à ramener les cours du pétrole vers ses plus bas en six ans et pesé sur l'or et l'ensemble des matières premières.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en hausse de 0,44% à 4.631,43 points. Le Footsie britannique a cédé 0,22% mais le Dax allemand a gagné 0,25%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,38% et que le FTSEurofirst 300, avec Londres, a reculé de 0,12%.

Des indicateurs économiques ont participé au redressement de la tendance.

Le sentiment économique s'est légèrement amélioré dans la zone euro, les consommateurs se montrant plus optimistes, et le taux de chômage en Allemagne est tombé à un plus bas historique de 6,5%.

En Europe, le secteur lié à l'énergie (-2,76%) et celui des ressources de base (-1,65%) ont tiré la tendance vers le bas.

Royal Dutch Shell a chuté 4,34%. Le groupe a publié des bénéfices trimestriels inférieurs aux attentes et annoncé son intention de réduire ses investissements de 15 milliards de dollars sur trois ans.

A Paris, les valeurs liées au pétrole et aux matières premières comme Technip (-1,92%), ArcelorMittal (-1,54%) et Total (1,44%) forment le trio perdant de l'indice CAC 40.

Vallourec a chuté de 3,78% après avoir annoncé une dépréciation, comprise entre 1,0 et 2,0 milliards d'euros, de certains de ses actifs au Brésil et en Europe en raison de la chute du pétrole.

De même, Airbus Group a perdu 1,39% après avoir remplacé le responsable de son pôle d'avions militaires, tirant les conséquences de la "situation critique" du programme de l'avion de transport A400M.

La tendance a néanmoins été soutenue par le rebond des valeurs grecques.

La Bourse d'Athènes a repris 3,16% à la suite d'une note de Morgan Stanley signalant un potentiel de hausse sur ce marché qui a chuté de 15% depuis le début de la semaine, après la victoire du parti de la gauche radicale Syriza.

Les banques grecques figurent parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600, avec des rebonds qui vont de 5,5% à près de 20%. L'indice bancaire grec a rebondi de 12,9% après avoir plongé mercredi de 27,7%.

"Il faut garder une exposition aux banques grecques parce que si le scénario du pire ne se concrétise pas, ce sont elles qui y seront les plus sensibles, elles réagiront très positivement et nous assisterons à un puissant rebond", dit Colin Croft, gérant du Jupiter Emergency Europe Opportuniste Fun.

"On a un avant-goût de cela aujourd'hui", ajoute-t-il.

Sur le marché obligataire, le rendement du Bund allemand a touché des nouveaux records à la baisse, les inquiétudes concernant les négociations entre la Grèce et ses créanciers incitant les investisseurs à rechercher des valeurs "sûres". Certains pensent aussi que la Fed pourrait repousser la hausse de ses taux. Le rendement grec à 10 ans se détend un peu tout est restant au-dessus de 10%.

La question de la dette grecque, qui représente 175% du PIB, est revenue au centre des débats européens depuis la victoire de Syriza.

Après Moody's et S&P, l'agence de notation Fitch a averti que la note de la Grèce pourrait être abaissée en cas de blocage des négociations.

Sur le marché des changes, le franc suisse a dominé la séance, ayant reperdu jusqu'à 2% contre l'euro et le dollar dans un contexte de regain de spéculations autour d'une intervention de la Banque nationale suisse (BNS). Le franc s'est traité à 1,0430 pour un euro, de loin son plus bas niveau depuis que la BNS a déclenché une violente envolée du franc en abandonnant son cours plancher.

(avec Alistair Smout et Blaise Robinson, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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