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Europe : La croissance du secteur privé perd de son élan en Europe

Europe : La croissance du secteur privé perd de son élan en EuropeEurope : La croissance du secteur privé perd de son élan en Europe

PARIS/BERLIN/LONDRES (Reuters) - Principaux résultats définitifs des enquêtes Markit auprès des directeurs d'achat du secteur des services en Europe.

LA CROISSANCE DU PRIVÉ AU PLUS BAS DEPUIS JANVIER 2015 EN ZONE EURO

La croissance de l'activité du secteur des services dans la zone euro est tombée en septembre à son plus bas niveau depuis début 2015, montrent mercredi les résultats définitifs de l'enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d'achats.

L'indice PMI composite est revenu à 52,6, un chiffre correspondant à l'estimation "flash" publiée fin septembre, après 52,9 en août, au plus bas depuis janvier 2015. Il est supérieur depuis la mi-2013 au seuil de 50 séparant contraction et expansion de l'activité.

"Si les enquêtes PMI suggèrent que l'économie de la zone euro a continué de croître à un rythme de 0,3% au troisième trimestre, certains signes montrent que l'élan s'affaiblit", a déclaré Chris Williamson, chef économiste d'IHS Markit.

Le PMI des services a reculé à 52,2 après 52,8 en août, juste au-dessus de l'estimation "flash" qui le donnait à 52,1 mais au plus bas depuis fin 2014.

Le sous-indice de l'emploi est quant à lui repassé à 52,0, un plus bas de cinq mois, après 52,4.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice des services à 52,1 et un indice composite à 52,6.

L'ACTIVITÉ DANS LES SERVICES POURSUIT SA CROISSANCE EN FRANCE

L'activité dans les services a progressé pour le troisième mois consécutif en septembre en France, mais à un rythme moindre qu'estimé précédemment, grâce à une accélération des nouvelles affaires, selon la version définitive de l'indice Markit publiée mercredi.

L'indice Markit des services s'est établi à 53,3 le mois dernier, en hausse par rapport à la marque de 52,3 relevée en août mais en retrait par rapport à sa première estimation (54,1).

Il est à son plus haut niveau depuis juin 2015 et évolue pour le troisième mois d'affilée au-dessus de la barre de 50 qui sépare croissance et contraction de l'activité.

L'indice composite, qui associe des éléments de l'indice des services et de celui du secteur manufacturier, dont l'activité s'est encore légèrement contractée en septembre, a quant à lui progressé à 52,7, également un plus haut depuis juin 2015, après 51,9 en août.

Il est également en deçà de son estimation "flash" de 53,3.

Les chefs d'entreprise du secteur des services interrogés par Markit ont fait état d'une accélération de la croissance du volume des affaires nouvelles et des contrats en instance.

Le niveau des effectifs a légèrement progressé et, si les entreprises signalent une nouvelle augmentation de leurs coûts au cours du mois, elles continuent de réduire leurs tarifs.

Des six sous-secteurs couverts par l’enquête, les télécommunications enregistrent de nouveau la plus forte croissance tandis que l'hôtellerie-restauration reste le moins performant.

Près du tiers des entreprises interrogées anticipent une hausse de leur activité au cours des douze prochains mois.

RALENTISSEMENT DES SERVICES EN SEPTEMBRE EN ITALIE

L'activité du secteur italien des services a ralenti en septembre, montre mercredi l'enquête mensuelle Markit/ADACI auprès des directeurs d'achats, ce qui réduit la probabilité d'une accélération marquée de la croissance dans un avenir proche.

L'indice PMI des services a reculé à 50,7 après 52,3 en août, se rapprochant ainsi du seuil de 50 séparant expansion et contraction. Il tombe ainsi à son plus bas niveau depuis mai.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 51,9.

Le détail de l'enquête montre que le flux de nouveaux contrats a ralenti en septembre et que les effectifs ont légèrement diminué, pour la première fois depuis un an.

Le sous-indice des nouveaux contrats est revenu de 52,7 à 51,5.

L'indice PMI composite, qui conjugue services et industrie manufacturière, a quant à lui reculé à 51,1 après 51,9 en août, au plus bas depuis mai.

LES SERVICES POURSUIVENT LEUR CROISSANCE SOUTENUE EN ESPAGNE

Les services ont poursuivi une croissance soutenue en septembre, ne semblant pas souffrir des incertitudes politiques locales, avec un gouvernement qui expédie les affaires courantes en raison d'élections qui n'ont pas donné de majorité nette en décembre puis en juin.

L'indice des directeurs d'achats PMI a été de 54,7 contre 56,0 en août mais au-dessus de la barre des 50 qui délimite croissance et contraction depuis 35 mois d'affilée.

"Le rythme de croissance des prestataires de services espagnols est resté soutenu et il boucle un bon trimestre, surtout si on considère le contexte politique incertain", a dit Andrew Harker, économiste senior de Markit.

"Les nouveaux contrats ayant crû à une cadence plus marquée qu'en août, les perspectives de croissance pour le reste de l'année semblent bonnes".

Le sous-indice les mesurant est ressorti à 55,8, au plus haut depuis novembre, contre 55,4 en août.

La Banque d'Espagne a relevé le 29 septembre sa prévision de croissance à 3,2% cette année contre 2,7% précédemment.

LE BREXIT A PESÉ SUR LA CROISSANCE DES SERVICES EN IRLANDE

La croissance des services a été en septembre la plus lente depuis près de trois ans et demi, conséquence du Brexit, soit de la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'Union européenne (UE).

L'indice Investec des directeurs d'achats (PMI) a reculé à 56,2 contre 59,7 en août, au plus bas depuis juin 2013, époque où l'Irlande avait bénéficié d'un plan de renflouement international.

Il reste au-dessus de la barre des 50 qui délimite croissance et contraction, après avoir atteint en janvier un pic de 10 ans de 64,0.

Le sous-indice des nouveaux contrats est tombé au plus bas depuis mai 2013, à 54,2 contre 58,1 en août.

"Alors que certains sondés ont pu décrocher de nouveaux contrats en septembre, d'autres ont fait état d'un intérêt réduit de la part de la clientèle, lié dans certains cas à la décision britannique de quitter l'UE", a dit Philip O'Sullivan, chef économiste d'Investec.

"Au vu du regain d'incertitude autour du Brexit et de l'élection présidentielle américaine prévisible jusqu'en fin d'année, nous devenons de plus en plus circonspects quant aux perspectives du quatrième trimestre 2016".

(Bureaux européens de Reuters, Marc Angrand pour le service français)

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