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Europe : La ce soutient l'italie et l'espagne, les investisseurs doutent

Europe : la ce soutient l'italie et l'espagne, les investisseurs doutentEurope : la ce soutient l'italie et l'espagne, les investisseurs doutent

par Jan Strupczewski et James Mackenzie

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a apporté mercredi son soutien à l'Italie et l'Espagne face à la pression des marchés obligataires, tout en admettant que les investisseurs doutaient de la capacité de la zone euro à surmonter la crise de la dette.

José Manuel Barroso, président de l'exécutif européen, a qualifié de "grande source d'inquiétude" l'envolée des rendements de la dette italienne et espagnole, qui restaient proches mercredi de leurs plus hauts niveaux depuis 14 ans.

Il a cependant estimé que cette poussée de fièvre ne reflétait pas le véritable état de l'Italie et de l'Espagne, troisième et quatrième économies de la zone euro.

"Ces mouvements sont clairement injustifiés étant donné les fondamentaux économiques et budgétaires de ces deux Etats membres, et les mesures qu'ils sont en train de prendre pour renforcer ces fondamentaux", a-t-il jugé.

"En fait, les tensions sur les marchés reflètent l'inquiétude grandissante des investisseurs sur la capacité systémique de la zone euro à répondre à l'évolution de la crise."

José Manuel Barroso a exhorté les 17 pays utilisant la monnaie unique à mettre en oeuvre "sans délai" l'accord scellé lors du sommet du 21 juillet, qui prévoit notamment l'élargissement des moyens d'action du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Mais ni lui ni le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn n'ont émis de propositions pour endiguer la contagion de la crise, qui semble repartie de plus belle seulement deux semaines après le sommet d'urgence de Bruxelles, et au moment où la plupart des dirigeants européens sont en vacances.

AUCUNE DISCUSSION EN COURS SUR L'ITALIE

Peu auparavant, la Commission européenne avait fait savoir qu'aucune discussion concernant un plan d'aide pour l'Italie n'avait eu lieu, se disant confiante dans le fait que tous les engagements pris par les dirigeants de la zone euro seraient respectés.

"Nous sommes certains que les engagements pris lors de l'accord par les Etats européens, y compris espagnol et italien seront adoptés", a déclaré la porte-parole de la Commission lors d'une conférence de presse.

Le ministre italien de l'Economie Giulio Tremonti s'est entretenu mercredi matin avec le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, ainsi qu'avec Olli Rehn.

"Le commissaire Rehn a réaffirmé qu'il restait convaincu que le ministre Tremonti et les autorités italiennes font le nécessaire pour remettre le pays sur les rails d'une croissance soutenable plus forte et garantir la consolidation budgétaire", a dit la Commission dans un communiqué.

Devant la presse, à l'issue d'un entretien qui a duré deux heures avec Giulio Tremonti, Jean-Claude Juncker a simplement déclaré : "Nous avons eu une longue discussion sur les problèmes auxquels la zone euro est confrontée. Nous allons poursuivre notre réflexion en commun."

"Je suis d'accord avec ce qu'a dit M. Juncker. Nous avons eu une longue et fructueuse discussion", a renchéri le ministre italien.

Le président du Conseil Silvio Berlusconi devait s'exprimer devant le Parlement italien en fin de journée sur la situation économique du pays.

En Espagne, le président du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero devait présider une réunion de crise dans l'après-midi.

Sous le coup des craintes de contagion de la crise de la dette de la zone euro, le rendement des titres à 10 ans italiens et celui des obligations équivalentes espagnoles dépassaient toujours la barre symbolique des 6% mercredi, à 6,10% pour Rome et 6,24% pour Madrid.

"Pour l'Espagne comme pour l'Italie, tout le monde a les yeux tournés vers la barre de 7% de rendement", juge Michael Leister, stratège taux chez WestLB.

"Même si on en est encore loin, tout franchissement du seuil de 6,50% sera un catalyseur pour aller vers ces hauteurs-là."

Catherine Monin et Jean Décotte pour le service français, édité par Nicolas Delame

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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