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Europe : La ce attend de nouveaux efforts de madrid en matière de déficit

Europe : la ce attend de nouveaux efforts de madrid en matière de déficitEurope : la ce attend de nouveaux efforts de madrid en matière de déficit

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - L'Espagne devra réaliser de nouvelles économies cette année et la suivante si elle veut atteindre ses objectifs ambitieux de réduction du déficit, dans la mesure où elle sera en récession en 2012 et 2013, suivant les prévisions de la Commission européenne publiées vendredi.

La CE écrit, dans ses perspectives économiques de l'Union européenne biannuelles, que l'Espagne devrait afficher un déficit budgétaire représentant 6,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2012 et 6,3% en 2013, à moins de modifier les politiques suivies.

Madrid entend ramener le déficit à 5,3% du PIB cette année, contre 8,5% en 2011 et, à moins que les ministres des Finances de l'UE ne lui accordent plus de temps, à 3% en 2013, pour s'épargner des sanctions financières.

Alors même que l'objectif du gouvernement central semble à portée de main, des écarts sont prévisibles à ce stade pour les gouvernements régionaux, explique la Commission dans son rapport.

Elle ajoute que la sécurité sociale espagnole risque de rester déficitaire cette année en raison de la dégradation des perspectives du marché du travail.

L'exécutif européen a revu en nette baisse sa prévision d'évolution du PIB espagnol, anticipant à présent une contraction de 1,8% en 2012, au lieu de 1,0% prévu en février.

Pour 2012, la CE projette une nouvelle contraction de l'activité économique, de 0,3%, alors que le gouvernement espagnol vise 0,2% de croissance.

CROISSANCE EN VUE DANS LA ZONE EURO EN 2013

La CE estime que l'Espagne sera le seul pays de la zone euro à subir la récession en 2013. Elle projette pour la zone euro dans son ensemble une croissance de 1% l'an prochain, après une contraction de 0,3% cette année.

"La reprise est en vue mais la situation économique reste fragile, avec encore de grandes disparités entre Etats membres", déclare dans un communiqué le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn.

Le déficit budgétaire cumulé de la zone euro diminuerait à 3,2% du PIB en 2012, après 4,1% en 2011, et à 2,9% en 2013.

"Nous observons un ajustement des déséquilibres budgétaires et structurels constitués avant et après le début de la crise et aggravés par un sentiment économique qui reste faible", ajoute Rehn.

"Faute de nouvelles décisions énergiques, une croissance faible pourrait persister dans l'UE. Des finances publiques saines sont la condition d'une croissance durable et, à partir d'un cadre de gouvernance économique nouveau et solide, nous devons appuyer l'ajustement en accélérant les politiques tournées vers la stabilité et la stimulation de la croissance".

STAGNATION EN GRÈCE EN 2013

Concernant la Grèce, pays à l'origine de la crise de la dette souveraine de la zone euro et qui dépend à présent des financements de l'UE et du Fonds monétaire international, la CE anticipe une croissance nulle en 2013, après une contraction de 4,7% en 2012, cinquième année de récession.

Le déficit budgétaire tomberait à 7,3% du PIB en 2012 après 9,1% en 2011 mais, à moins que la Grèce n'adopte de nouvelles dispositions pour réduire encore le déficit, ce dernier remonterait à 8,4% l'an prochain.

Le Portugal, qui, comme la Grèce, dépend de l'aide des bailleurs de fonds internationaux, sera près de remplir ses objectifs de déficit cette année et la suivante, avec un déficit de 4,7% en 2012 et de 3,1% en 2013.

L'économie portugaise subirait une contraction de 3,3% en 2012, après une contraction de 1,6% en 2011, puis enregistrerait une croissance de 0,3% en 2013.

L'Irlande, troisième pays de la zone euro à bénéficier de l'aide couplée UE-FMI, connaîtrait une croissance de 0,5% en 2012, après 0,7% en 2011, et de 1,9% en 2013. Son déficit budgétaire serait ramené à 8,3% du PIB cette année, après 13,1% en 2011, et à 7,5% en 2013.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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