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Europe : L'ue prépare un plan b si l'austérité est rejetée en grèce

Europe : l'ue prépare un plan b si l'austérité est rejetée en grèceEurope : l'ue prépare un plan b si l'austérité est rejetée en grèce

par Julien Toyer et Luke Baker

BRUXELLES (Reuters) - La zone euro a accéléré la préparation d'un plan de secours en cas de vote négatif du Parlement grec sur de nouvelles mesures d'austérité, ce qui couperait Athènes de tout soutien financier international, ont indiqué lundi trois sources au fait de ces préparatifs.

Selon ces sources, les pays de la zone euro et le Fonds monétaire international ne sont pas disposés à aider la Grèce plus avant si les députés grecs rejettent les mesures.

Ils planchent donc désormais sur un plan anti-contagion en cas de défaut de la Grèce sur sa dette, ce qui pourrait intervenir dès juillet si la prochaine tranche d'aide de 12 milliards d'euros n'est pas versée.

Ce plan est distinct d'une proposition française visant à organiser une contribution du secteur privé à un second programme de soutien à la Grèce, qui a commencé à être discutée lundi.

"Il y a une réflexion en cours sur un plan de contingence depuis un certain temps, plusieurs semaines", a expliqué l'une de ces sources. "Dans ce type de situation, il n'est pas permis de ne pas réfléchir à ce qui peut arriver et ce qu'il faut faire."

Deux autres sources ont confirmé que les discussions sur un "plan B" s'étaient accélérées au cours des derniers jours en dépit des déclarations publiques de la Commission européenne rejetant cette perspective.

Les discussions devraient désormais se poursuivre jeudi et vendredi à l'occasion d'une réunion du Comité économique et financier (CEF) qui regroupe les responsables du Trésor de la zone euro, à l'avant-veille d'une réunion cruciale de l'Eurogroupe le dimanche 3 juillet.

RECAPITALISATION

Plusieurs options sont actuellement à l'étude, ont dit ces sources, tout en refusant de donner des précisions.

Mais le Premier ministre britannique David Cameron a toutefois insisté sur le fait que les banques devraient renforcer leurs bilans et se tenir prêtes à toute détérioration de la situation en Grèce.

"Tous les pays européens doivent utiliser le temps qui est à leur disposition pour renforcer leurs banques et les bilans de leurs banques et s'assurer qu'elle sont fortes et peuvent faire face à tout problème", a-t-il dit à Bruxelles.

Si les contours définitifs de ce plan de secours sont encore flous, il a en revanche d'ores et déjà été exclu d'avoir recours à des prêts relais à la Grèce qui auraient permis de se donner quelques semaines supplémentaires pour négocier le second plan d'aide et rallier les Grecs aux mesures d'austérité.

"Cette option était discutée il y a quelques jours, notamment à l'initiative des Allemands, mais cela a été écarté depuis Luxembourg" où s'est tenue une réunion des ministres des Finances de la zone euro les 12 et 13 juin, selon une source.

Lors de cette réunion, les ministres avaient donné deux semaines à la Grèce pour adopter de nouvelles mesures d'austérité en échange du maintien de leur soutien financier.

Les députés grecs sont appelés à voter mercredi sur le "paquet" de 6 milliards d'euros d'économies et hausses d'impôts, puis jeudi sur sa mise en oeuvre.

Ces deux votes, qui s'annoncent très serrés, devront être positifs pour que les pays de la zone euro poursuivent leur soutien financier à Athènes, prévient-on à Bruxelles.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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