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Europe : L'ecofin se penche sur le cas grec, à 10 jours d'un sommet clé

Europe : l'ecofin se penche sur le cas grec, à 10 jours d'un sommet cléEurope : l'ecofin se penche sur le cas grec, à 10 jours d'un sommet clé

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro et de l'Union européenne devaient discuter mardi après-midi de l'implication du secteur privé dans un second plan de soutien à la Grèce, à dix jours d'un sommet européen décisif.

Ces réunions font suite à plusieurs semaines de négociations sur ce dossier ainsi que sur les détails de la création d'un mécanisme permanent de stabilité financière, sur le rehaussement des capacités du mécanisme temporaire créé en mai dernier et sur la réforme du Pacte de stabilité et de croissance.

De nouvelles réunions de l'Eurogroupe et du conseil Ecofin auront lieu lundi prochain à Luxembourg afin de parvenir à un accord final les 23 et 24 juin lors du Conseil européen et aucune décision n'est attendue mardi.

"Il n'y a pas de décisions à attendre aujourd'hui. Il s'agit juste de rechercher un terrain d'entente avant les rencontres du 20 juin", a expliqué une source impliquée dans la préparation des deux réunions.

Plusieurs autres sources ont confirmé qu'il s'agirait avant tout de faire un tour de table politique, notamment sur l'idée de l'Allemagne d'offrir aux créanciers privés la possibilité d'échanger leurs obligations grecques actuelles contre de nouvelles, dont la maturité serait allongée de sept ans.

DÉBAT SUR LE SECTEUR PRIVÉ

Une majorité de pays européens est contre cette idée, de même que la Banque centrale européenne, qui estime qu'il s'agirait d'un "événement" de crédit dont les conséquences pourraient être incalculables pour la zone monétaire unique.

Berlin, appuyé par la Finlande et les Pays-Bas, estime de son côté que ce plan déclencherait sans doute de nouvelles dégradations de la note de la dette souveraine grecque mais qu'il ne s'agirait pas d'un "défaut" au sens strict.

La Commission européenne travaille de son côté à une solution répliquant l'"initiative de Vienne" qui avait vu au début de la crise les banques et autres créanciers privés maintenir de manière volontaire leur exposition aux pays d'Europe de l'Est afin de les aider à traverser les turbulences.

Plusieurs banques françaises et allemandes ont d'ailleurs indiqué récemment soutenir une telle initiative si elle était appuyée par une large base d'investisseurs.

Selon plusieurs sources proches des négociations, il s'agirait d'obtenir un engagement sur une somme totale de 30 milliards d'euros, qui s'ajouterait à 30 milliards d'euros tirés du programme de privatisations annoncé en janvier et à 60 milliards d'euros de nouveaux prêts de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Ce nouveau plan d'aide de 120 milliards d'euros s'ajouterait aux 45 milliards d'euros qui doivent encore être déboursés dans le cadre du premier plan de soutien de 110 milliards d'euros agréé en mai dernier.

Julien Toyer, édité par Wilfrid Exbrayat

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