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Europe : Chute des bourses européennes, paris subit la plus forte baisse

Europe : chute des bourses européennes, paris subit la plus forte baisseEurope : chute des bourses européennes, paris subit la plus forte baisse

par Alexandre Boksenbaum-Granier et Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont chuté une nouvelle fois lundi, et Paris plus que les autres, les valeurs bancaires ayant plombé les indices sur fond de menaces de dégradation de la note des trois grandes banques françaises par l'agence Moody's.

Signe de l'inquiétude grandissante des marchés sur la capacité des dirigeants européens à apporter des réponses crédibles à la crise de la dette souveraine, l'euro, qui avait plutôt résisté jusqu'ici, est tombé à un plus bas de six mois à 1,34949 dollar en séance.

Il s'échangeait autour de 1,36544 en fin d'après-midi, la monnaie unique ayant été pénalisée par les déclarations de responsables allemands qui ont évoqué ouvertement l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro , deux jours après l'annonce de la démission fracassante de Jürgen Stark, chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), hostile à la politique de rachat d'obligations des Etats fragilisés

L'indice CAC 40, qui a ouvert un gap baissier de 75 points (écart entre le plus bas de la séance précédente et le plus haut du jour 2.967/2.892) a clôturé en baisse 4,03% à 2.854,81 points, mais au-dessus de son plus bas de séance (2.820,76) touché après l'annonce d'une explosion sur le site nucléaire de Marcoule dans le Gard. L'indice avait chuté de 3,6% vendredi.

Selon les analystes graphiques de Day by Day, le prochain support intermédiaire du CAC se situe autour de 2.785 points, ce qui correspondrait à la projection de la baisse de la première semaine de septembre. Ils estiment qu'ensuite, le support majeur se situe autour de 2.720 points, soit le point bas de clôture et de séance du 30 mars 2009.

PAS DE RÉPIT À L'HORIZON

Londres a cédé 1,63%, Francfort 2,27% et Milan 3,89%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 a reculé de 3,79%.

Rien à l'horizon ne laisse espérer un répit tant le ralentissement de l'économie jette le doute sur la capacité des Etats à redresser leurs finances publiques.

"Le monde a besoin de croissance et les marchés ont besoin de confiance ; lorsque ces deux paramètres n'existent plus, les investisseurs de moyen long terme désertent les actifs risqués qui deviennent vulnérables, à la merci des mouvements des spéculateurs et des robots (trading à haute fréquence), a expliqué Christophe Brulé, fondateur d'Entheca Finance.

Il souligne dans une note que le CAC 40 a été beaucoup plus bousculé que les indices américains. "Sur le mois d'août, 62% des séances sur le CAC 40 ont vu des amplitudes de cours supérieures à 3% contre seulement 35% pour le marché américain".

"Si l'on revient aux fondamentaux de l'économie (croissance macroéconomique et résultats des entreprises), l'horizon s'est obstrué depuis deux mois", a-t-il ajouté.

A Paris, les trois grandes banques françaises ont accusé les plus fortes baisses du CAC et touché des plus bas historiques. BNP Paribas a chuté de 12,35%, Crédit agricole de 10,64%. Société générale, qui a tenté de rassurer le marché par une communication sur sa situation, a lâché 10,75%.

BNP Paribas et SocGen ont accusé aussi, avec UniCredit (-10,91%), les plus fortes baisses de l'indice Stoxx du secteur bancaire européen (-4,56%) qui a enregistré la plus forte baisse des indices sectoriels.

"Les anticipations d'une dégradation des banques par Moody's ne sont pas une surprise si l'on en juge par les décisions antérieures de Standard & Poor's qui a déjà dégradé les banques françaises. Mais ce n'est pas seulement un problème français, c'est un problème plus large lié à la crise des dettes souveraines", dit Stefan Isaacs, gérant obligataire chez M&G.

Dans ce contexte, la fuite vers les actifs les moins risqués s'est traduite sur le marché obligataire par une forte détente du rendement du Bund allemand à 10 ans tombé à un plus bas record de 1,71% pour finir à 1,74% contre environ 1,77% vendredi.

Avec Juliette Rouillon, édité par Pascale Denis

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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