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Europe : Cent milliards d'euros nécessaires pour les banques européennes

Europe : cent milliards d'euros nécessaires pour les banques européennesEurope : cent milliards d'euros nécessaires pour les banques européennes

BRUXELLES/VIENNE (Reuters) - Les banques européennes ont besoin d'une centaine de milliards d'euros de capitaux frais pour renforcer leur bilan et affronter les turbulences actuelles, a déclaré jeudi la ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter.

Le dossier de la recapitalisation des banques est l'un des principaux inscrits à l'ordre du jour du sommet européen prévu dimanche, censé apporter une réponse globale à la crise de la dette.

"Grâce à Dieu, ça n'est pas aussi élevé que le laissent entendre les médias. Ce qu'il faut pour la recapitalisation, c'est environ 100 milliards (d'euros)", a dit Maria Fekter lors d'une conférence.

Des sources bancaires et de l'Union européenne avaient auparavant déclaré à Reuters qu'il faudrait de 90 à 100 milliards d'euros pour recapitaliser les banques de l'UE.

Ce montant, qui fait l'objet d'un accord de la part des Vingt-Sept, devrait concerner une soixantaine des banques les plus importantes de l'UE, ont précisé ces sources.

"Le montant a été discuté par les Etats membres; il est à présent acceptable pour tout le monde", a dit à Reuters une source de l'UE.

"Le montant pourrait dépasser 90 milliards d'euros", a précisé une source bancaire.

Cette enveloppe doit s'ajouter aux 50 milliards d'euros déjà levés par les banques européennes sur la période allant de janvier à avril et aux fonds levés sur le marché depuis, dont la somme n'est pas encore précisément connue.

DETTES SOUVERAINES VALORISÉES EN "MARK TO MARKET"

Il prend en compte une exigence de ratio de fonds propres "core tier one" de 9% et retient la même définition de ce ratio que celle utilisée lors de la dernière série de stress tests en juillet, en dépit des protestations de certains pays.

L'Allemagne ne sera par exemple pas autorisée à prendre en compte pour ses banques les participations "silencieuses" qu'elles détiennent dans d'autres établissements et, de la même manière, l'Espagne ne pourra pas comptabiliser les réserves additionnelles en capitaux que la banque d'Espagne impose aux banques nationales.

Comme attendu, la somme tient également compte d'une valorisation à leur valeur de marché des dettes souveraines détenues par les banques.

Cet exercice de "mark to market" concernera non seulement les titres émis par les pays périphériques de la zone euro mais également ceux dits du centre, qui se traitent parfois sur le marché secondaire à un prix supérieur à leur valeur faciale, comme c'est le cas pour les Bunds allemands.

"Il n'y a aucune raison que nous infligions uniquement les aspects négatifs de cet exercice sans prendre en compte les aspects positifs", a dit l'une des sources, tout en précisant que cela aurait un impact positif sur l'enveloppe finalement nécessaire pour procéder à cette recapitalisation.

Cette somme doit désormais faire l'objet de discussions entre ministres des Finances puis entre chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro et de l'UE, qui se réunissent de vendredi à dimanche à Bruxelles.

Julien Toyer et Jan Strupczewski, avec Michael Shields et Sylvia Westall, édité par Catherine Monin

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