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Europe : Barroso redoute les coûts d'une europe à plusieurs vitesses

Europe : barroso redoute les coûts d'une europe à plusieurs vitessesEurope : barroso redoute les coûts d'une europe à plusieurs vitesses

BERLIN (Reuters) - José Manuel Barroso a mis en garde mercredi contre les coûts économiques d'éventuelles scissions au sein de la zone euro.

Lors d'un discours à Berlin, le président de la Commission européenne a jugé qu'un éventuel renforcement de l'intégration en matière de politique économique ne devait pas se faire au prix d'une Union européenne à plusieurs vitesses.

"Il ne saurait y avoir paix et prospérité au Nord et à l'Ouest s'il n'y a pas paix et prospérité au Sud et à l'Est", a-t-il dit.

Face à la crise de la dette dans la zone euro, certains observateurs évoquent la constitution d'un noyau fédéral de pays désireux d'intégrer leurs politiques fiscales et économiques, quitte à laisser les récalcitrants au bord du chemin.

José Manuel Barroso a exhorté l'Allemagne à éviter ce scénario et à assumer son rôle de première puissance économique de l'Union européenne en oeuvrant à la résolution de la crise.

Il a prédit que l'économie allemande se contracterait de 3% et perdrait un million d'emplois en cas d'explosion de la zone euro.

"Surtout, cela mettrait en péril la prospérité future de la prochaine génération", a-t-il dit.

Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, a lui aussi jugé que les pays de la zone euro devaient tenter de sortir de la crise ensemble et non se diviser.

"L'Europe est de plus en plus petite et le moment n'est pas venu de nous diviser en sous-catégories nationales, nous devons aller de l'avant ensemble", a-t-il dit à Lisbonne en réponse à une question sur une éventuelle scission de la zone euro en deux groupes.

Herman Van Rompuy a abondé dans ce sens.

"L'objectif est de maintenir l'unité de la zone euro, avec tous les 17 pays membres", a déclaré le président du Conseil européen lors d'un déplacement en Suisse.

Justyna Pawlak, avec Shrikesh Laxmidas et Sergio Goncalves à Lisbonne et Catherine Bosley à Zurich, Bertrand Boucey pour le service français

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