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Europe : Barroso prône une plus grande intégration pour juguler la crise

Europe : barroso prône une plus grande intégration pour juguler la criseEurope : barroso prône une plus grande intégration pour juguler la crise

par Axel Bugge

ESTORIL, Portugal (Reuters) - L'Europe n'a toujours pas trouvé de solution à la crise de la dette susceptible de redonner confiance aux investisseurs, a estimé vendredi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui préconise, comme remède, une meilleure intégration.

"La vérité est que, pour l'instant, il n'y a pas de réponse à la crise souveraine qui redonne confiance aux investisseurs", a déclaré José Manuel Barroso aux journalistes en marge d'une conférence au Portugal.

"Tant que cela ne se produira pas, nous aurons de très sérieux problèmes et débats en Europe."

Interrogé sur le rôle que pourrait jouer la Banque centrale européenne face à la crise, le président de la Commission a estimé qu'elle devait rester indépendante.

De nombreux économistes estiment que la BCE devrait jouer le rôle de prêteur en dernier ressort auprès des pays les plus endettés de la zone euro pour juguler la crise, ou encore qu'elle devrait recourir à des opérations d'assouplissement quantitatif comme le font la Réserve fédérale et la Banque d'Angleterre pour soutenir leurs économies.

Mais l'Allemagne s'est jusqu'à présent montrée inflexible face à ces propositions, arguant que la BCE devait rester indépendante et que son mandat consistait à lutter contre l'inflation.

"Nous sommes persuadés que la Banque centrale européenne remplira son rôle comme elle l'a fait jusqu'à présent", a estimé José Manuel Barroso.

Il a défendu comme possible solution à la crise la proposition de la Commission formulée mercredi, selon laquelle, dans le cadre d'un contrôle européen accru des budgets nationaux, des obligations communes à la zone euro puissent être émises.

La chancelière allemande Angela Merkel avait alors jugé "extraordinairement inapproprié" que la Commission européenne fasse une telle proposition à ce stade.

"La position de l'Allemagne, pour autant que je sache, est que les euro-obligations ne soient envisagées que lorsqu'il y aura davantage d'intégration et de discipline dans la zone euro; alors nous ne divergeons pas tant que cela", a relevé José Manuel Barroso, rappelant que la Commission se contente de formuler des propositions, auxquelles les Etats membres sont libres d'adhérer ou non.

Il s'est enfin dit ouvert à l'idée de réviser les traités européens pour rechercher une solution à la crise, mais uniquement si les modifications visent à renforcer l'intégration de la région.

"La Commission européenne est ouverte à la révision des traités si c'est pour renforcer et donner plus de gouvernance et plus d'intégration à la zone euro, et non pas si c'est pour diviser l'Europe", a-t-il souligné.

Danielle Rouquié et Natalie Huet pour le service français

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