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Marché : En egypte, suez espère un retour de la sécurité

En egypte, suez espère un retour de la sécuritéEn egypte, suez espère un retour de la sécurité

SUEZ, Egypte (Reuters) - Pionniers de l'insurrection contre le régime d'Hosni Moubarak, les habitants de la ville de Suez attendent toujours le retour à l'ordre dans leur ville mais leur méfiance envers la police illustre les difficultés auxquelles sont confrontés les nouveaux dirigeants égyptiens.

Non loin des ruines d'un poste de police incendié durant la révolte, des Egyptiens font la queue pour participer aux élections législatives, dans l'espoir que le futur gouvernement saura ramener la sécurité.

"Je suis venu voter parce qu'il faut en finir avec les bandits et l'insécurité. Je ne peux pas envoyer mes enfants à l'école", explique Souad Hussein, une femme au foyer qui dit avoir voté pour le parti islamiste Liberté et Justice (FJP).

La révolution amorcée en janvier en Egypte a touché la plupart des villes du pays, mais n'a nulle part été aussi forte qu'à Suez, cité frappée par un chômage élevé, une forte inflation, une corruption répandue et de fréquentes brutalités policières.

La présence policière s'est fortement réduite dans l'ensemble du pays après la révolte. A Suez, cela a eu pour effet de laisser la ville en proie aux pillards et aux racketteurs, sur fond de fréquentes fusillades.

L'armée a maintenu une présence dans le centre-ville, mais la police ne prend le relais que progressivement.

"Il n'y a pas de sécurité depuis la révolution. C'est le cas dans tout le pays mais on le ressent davantage à Suez, allez savoir pourquoi", constate Mohamed Abdel Rehim, qui travaille aux douanes portuaires.

"Cela affecte fortement mon travail. Quand les gens entendent qu'il n'y a pas de sécurité en Egypte, ils arrêtent d'envoyer des marchandises."

Fortement gardé, le canal de Suez a été épargné par les violences, mais l'économie égyptienne souffre des réticences des investisseurs et des touristes étrangers à revenir dans le pays.

Tamim Elyan, Gregory Schwartz pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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