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Marché : Doutes sur la reprise au brésil après une croissance lente

Doutes sur la reprise au brésil après une croissance lenteDoutes sur la reprise au brésil après une croissance lente

SAO PAULO (Reuters) - La croissance de l'économie brésilienne n'a été que de 0,4% au deuxième trimestre, un chiffre inférieur aux attentes qui risque de remettre en cause la reprise prédite par les autorités pour la fin de l'année.

Les chiffres officiels publiés vendredi par l'IBGE, l'institut national des statistiques, marquent certes une amélioration par rapport aux trois premiers mois de l'année, durant lesquels le produit intérieur brut (PIB) n'avait augmenté que de 0,1%.

Mais les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre de 0,5% pour avril-juin et le détail des statistiques fait ressortir des tendances préoccupantes : les investissements en biens d'équipement, baromètre de la confiance des entreprises, sont ainsi en baisse de 0,7% d'un trimestre sur l'autre et de 3,7% sur un an.

L'investissement ne représente plus que 17,9% du PIB, le ratio le plus faible parmi les principales économies d'Amérique latine selon la banque Goldman Sachs.

Sixième économie du monde, le Brésil est proche de la stagnation depuis maintenant plus d'un an, pénalisé notamment par le manque de compétitivité de certains secteurs, la hausse des coûts d'exploitation des entreprises et la dégradation du climat de l'investissement, liée entre autres à la crise de la dette dans la zone euro.

Le marché prévoit pour l'instant une croissance de 1,7% sur l'ensemble de cette année, mais ce chiffre semble désormais difficile à atteindre.

"Le reprise de l'économie est un mirage. Le mirage finira va devenir réalité mais on est encore dans le domaine des voeux pieux", estime Julio Gomes, consultant pour l'Institut brésilien de développement industriel.

Pour soutenir l'activité, le gouvernement de la présidente Dilma Rousseff a multiplié depuis un an les mesures fiscales d'incitation fiscale à l'investissement et de soutien à la consommation, tandis que la banque centrale a réduit son principal taux d'intérêt de cinq points en 12 mois.

Le gouvernement a relativisé les chiffres du deuxième trimestre et le ministre des finances, Guido Mantega, a estimé que l'investissement devrait profiter des dernières mesures de relance.

"Je peux vous assurer que l'économie est actuellement en phase d'accélération progressive. Ce n'est pas spectaculaire mais l'accélération progressive a bien lieu", a-t-il dit à des journalistes.

Parmi les points forts sur lesquels peut s'appuyer le gouvernement figure la faiblesse du chômage, qui reste proche de ses plus bas historiques autour de 6%, et la bonne santé des finances publiques.

Brian Winter et Silvio Cascione, Marc Angrand pour le service français

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