Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Dia estime que 2012 sera pire que 2011

Marché : Dia estime que 2012 sera pire que 2011

tradingsat

PARIS (Reuters) - Le groupe de hard discount Dia, ex-filiale de Carrefour, estime que les difficultés économiques en Europe de l'Ouest devraient peser encore davantage sur le comportement des consommateurs l'an prochain.

Dans une interview au quotidien Les Echos publiée vendredi, son directeur général Ricardo Curras estime cependant que la distribution alimentaire en général, et le segment du hard discount en particulier, pourraient tirer leur épingle du jeu dans ce contexte difficile.

"L'alimentaire en général est toujours plus résilient que d'autres secteurs de consommation", explique le dirigeant du troisième acteur mondial du hard discount qui a fait son entrée à la Bourse de Madrid l'été dernier dans le cadre de la scission avec sa maison mère Carrefour.

Dia, qui exploite au total 6.800 magasins dans le monde, estime être toujours en mesure d'atteindre les objectifs fixés par les actionnaires au moment de la scission, à savoir une croissance annuelle des ventes de 7% et une croissance du résultat d'exploitation de 10% jusqu'en 2013, et ce malgré des difficultés en France.

Le distributeur a en effet vu ses ventes dans l'Hexagone reculer de 6,8% sur les neuf premiers mois de 2011 sous l'effet d'une forte concurrence sur les prix.

"La vie n'est pas facile en France", reconnaît Ricardo Curras qui escomptait une accalmie sur le front de la guerre des prix.

"Au cours de ce quatrième trimestre, je me suis aperçu que ce ne serait absolument pas le cas", ajoute-t-il dans l'interview. "Quand l'axe unique des enseignes de distribution c'est le prix, ça rend les choses plus difficiles pour le hard discount".

Le groupe, qui est en outre mobilisé en France par le passage des enseignes ED sous la bannière Dia désormais achevé aux trois-quarts (70%), se donne pour objectif d'inverser la tendance en 2012 "en investissant en prix et en négociant au mieux avec nous fournisseurs pour ne pas trop dégrader nos marges".

Face à la conjoncture difficile en Europe, le groupe de hard-discount veut renforcer sa présence dans les émergents avec entre 400 et 600 ouvertures de nouveaux magasins prévues l'an prochain en Turquie, au Brésil et en Chine notamment.

Gwénaëlle Barzic, édité par Nicolas Delame

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...