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Marché : Deutsche bank aurait besoin de capitaux frais

Deutsche bank aurait besoin de capitaux fraisDeutsche bank aurait besoin de capitaux frais

par Philipp Halstrick

FRANCFORT/BERLIN (Reuters) - Deutsche Bank aurait besoin de 9 milliards d'euros de capitaux frais si de nouveaux tests de résistance de l'Union européenne imposaient un ratio de 9% de capitaux core tier 1, ont dit jeudi à Reuters deux sources au fait des calculs.

Ces sources précisent que Deutsche Bank réussirait les tests de résistance si le ratio exigé était de 7%.

Deutsche Bank n'a pas souhaité faire de commentaire, mais plus tôt dans la matinée, son président du directoire Josef Ackermann avait déclaré que la banque ferait tout son possible pour éviter une recapitalisation forcée.

Josef Ackermann a souligné que Deutsche Bank disposait de suffisamment de ressources pour affronter une crise, tout en estimant que des dépréciations ou décotes sur les dettes souveraines conjuguées à des exigences de recapitalisation pourraient provoquer une crise du crédit.

"Nous devons trouver le juste équilibre entre une régulation plus stricte du secteur financier et l'impact (de ces mesures) sur l'économie dans son ensemble", a-t-il estimé lors d'une conférence à Berlin.

L'obligation de conserver de la dette grecque a coûté 400 millions d'euros à Deutsche Bank cette année, a-t-il rappelé.

Vers 11h40 GMT, l'action Deutsche Bank perdait 1,3% à 28,90 euros, alors que le Dax allemand cédait 1,4%.

Les autorités européennes ont commencé mercredi à préparer le terrain à un éventuel défaut de la Grèce, annonçant qu'elles relèveraient à 9% le seuil exigible de fonds propres "durs" des banques de l'Union européenne pour que celles-ci soient en mesure de résister à de nouvelles dévaluations de leurs portefeuilles de dette souveraine et à une détérioration de la conjoncture.

Josef Ackermann, un des banquiers les plus influents en Allemagne, a exprimé son scepticisme quant à l'efficacité d'une recapitalisation globale des banques européennes, face à la crise de la dette,.

"Ce n'est pas le niveau de capitaux qui pose problème, mais le fait que la dette souveraine ait perdu son statut d'actif sans risque", a-t-il estimé. "La solution clé est donc entre les mains des gouvernements, pour restaurer la confiance dans la solidité des finances publiques."

Il a par ailleurs jugé crucial d'assurer aux banques l'accès à des financements à long termes sur les marchés, soulignant que c'était actuellement quelque chose de "quasi impossible pour n'importe quelle banque".

Avec Edward Taylor et Andreas Framke, Natalie Huet pour le service français, édité par Nicolas Delame

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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