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Marché : Des transactions de fusions-acquisitions abandonnées en cascade

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par Julien Ponthus et Christian Plumb

PARIS (Reuters) - Les transactions de fusions-acquisitions ont chuté cet été en France par rapport à la même période en 2010, une cascade d'abandons de transactions illustrant l'essoufflement progressif de l'activité, après un deuxième trimestre en fanfare.

Les opérations de M&A impliquant au moins une entreprise française au troisième trimestre 2011 se sont élevées à un total de 22,7 milliards de dollars, contre 81,3 milliards sur la même période un an plus tôt.

Sur les neuf premiers mois de l'année, l'activité est en retrait de 3,6% alors que durant la première moitié de l'année elle avait bondi pour retrouver son niveau d'avant-crise.

Si les premiers mois de 2011 ont été marqués par des transactions emblématiques comme l'offre publique d'achat sur Rhodia et une myriade de "deals" dans le capital investissement, les turbulences financières auront eu raison de ce bref élan d'enthousiasme.

En témoigne une rafale d'annonce de transactions reportées sine die comme la fusion de Foncière des régions avec Foncière Paris France, l'abandon par PPR des enchères organisées pour vendre Redcats, ou encore l'aveu par Latécoère qu'il ne trouvera peut être pas un partenaire stratégique avant fin 2011.

D'autres informations non encore officialisées comme la décision de Schneider Electric de reporter la vente de sa division de senseurs ou encore les difficultés qu'auraient Alcatel à vendre sa division Entreprise minent le moral des opérateurs.

Le report par le gouvernement de l'ouverture du capital des aéroports régionaux n'a pas non plus égayé le climat et l'annulation d'introductions en Bourse comme celle de Canal Plus sont autant de signes décourageants.

"Tout n'est pas si morose", veut croire cependant un banquier d'affaires d'une grande banque française.

Si ce dernier reconnaît que les transactions dans le capital investissement sont au point mort, il estime néanmoins que les grands groupes français dont le bilan est solide pourront saisir des opportunités.

"Nous avons reçu de nombreux mandats d'entreprises qui souhaitent profiter de la crise", explique-t-il.

D'autres banquiers notent que des transactions stratégiques telles que celle scellée par GDF Suez avec le fonds souverain chinois CIC peuvent avoir lieu durant la crise.

Ils pensent aussi que confrontés au ralentissement de la croissance mondiale, les grands groupes n'ont pas d'autres choix que de poursuivre une stratégie de long terme qui consiste à investir les pays émergents et à consolider leurs positions sur les marchés matures.

Julien Ponthus, édité par Marc Joanny

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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