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Marché : Dernier programme de stabilité avant la présidentielle

Dernier programme de stabilité avant la présidentielleDernier programme de stabilité avant la présidentielle

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a présenté mercredi son dernier programme de stabilité avant l'élection présidentielle, qui confirme la volonté d'équilibrer les comptes fin 2016.

Le texte, qui sera ensuite présenté à la Commission européenne, prévoit que le déficit public sera réduit à 4,4% du produit intérieur brut fin 2012, 3% fin 2013, 2% fin 2014, 1% fin 2015 et zéro fin 2016. Ce déficit est estimé à 5,2% fin 2011, soit environ 100 milliards d'euros.

Les hypothèses de croissance sont également les mêmes que celles retenues par le président Nicolas Sarkozy pour son programme présidentiel: 0,7% cette année, 1,75% en 2013 puis 2% par an jusqu'à 2016.

La trajectoire de dette est moins favorable que celles retenues par les principaux candidats : 89,0% fin 2012, 89,2% fin 2013, 88,4% fin 2014, 86,4% fin 2015 et 83,2% fin 2016.

Nicolas Sarkozy prévoit de combler le déficit public d'ici fin 2016 et de dégager un excédent de 0,5% fin 2017, le premier depuis 1974.

Le candidat socialiste François Hollande prévoit de revenir à l'équilibre un an plus tard, fin 2017, un délai qui fait crier la droite à l'irresponsabilité et au risque de crise.

"Ce programme de stabilité devrait être la boussole de tous les candidats", a dit la ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, mettant en garde contre les "conséquences incalculables" d'un report du retour à l'équilibre.

"En repoussant cet engagement au delà de la fin du prochain quinquennat, c'est-à-dire en 2017, François Hollande ne respecte pas la parole de la France et envoie un signal extrêmement négatif qui peut avoir des conséquences potentiellement dramatiques", a-t-elle dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

Le ministre des Finances, François Baroin, a quant à lui évoqué devant la commission des finances de l'Assemblée nationale "un risque sérieux".

La France, dont les coûts d'emprunt restent bas et n'ont pas augmenté après la dégradation de sa note souveraine par Standard & Poor's, est toujours surveillée de près.

Les trois grandes agences de notation ont placé sa note sous perspective négative et le spread franco-allemand (l'écart de rendement demandé pour détenir des obligations françaises à 10 ans plutôt que des obligations allemandes) s'est écarté mardi à environ 135 points, au plus haut depuis janvier, contre 30 à 40 points avant la crise des dettes souveraines en Europe.

"Les marchés sont plus intelligents que la droite", a répliqué Michel Sapin, ancien ministre des Finances chargé du projet présidentiel de François Hollande, dans un entretien à Reuters.

Jean-Baptiste Vey, avec Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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