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Marché : Cma cgm vise un profit en 2011, confiant sur la trésorie

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PARIS (Reuters) - L'armateur français CMA CGM a fait savoir lundi que 2011 devrait être "une année positive" pour le groupe, estimant avoir d'ores et déjà financé l'essentiel de ses investissements pour 2011 et 2012.

L'entreprise a dit disposer de 1,7 milliard de dollars (1,17 milliard d'euros) de trésorerie à fin juin et avoir remboursé en juillet 550 millions de dollars de lignes obligataires, alors que des articles de presse évoquaient il y a quelques semaines de possibles difficultés de trésorerie.

"On pense que le troisième trimestre va rester difficile et que nous devrions avoir une amélioration au quatrième trimestre (...) On devrait être profitable en 2011", a déclaré le directeur financier, Michel Sirat, lors d'une conférence téléphonique.

L'armateur, qui table sur une hausse des volumes "autour de 8%" en 2011, a fait état d'une croissance de ses ventes de 8% au premier semestre, à 7,3 milliards de dollars, à la faveur d'une croissance des volumes sur les lignes autres que celle qui lie l'Asie et l'Europe et la Méditerranée, quant à elle en berne.

Toutefois, la marge d'Ebit (d'exploitation) de l'entreprise a reculé de 5 points, à 8,1%, et le résultat net s'est effondré de 72%, à 237 millions de dollars.

LE FSI, LA BOURSE, PAS À L'ORDRE DU JOUR

CMA CGM a bouclé en novembre 2010 une restructuration financière entamée plus d'un an plus tôt sur fond de crise du fret maritime mondial.

Au 30 juin 2011, la dette nette de l'entreprise était de 5,3 milliards de dollars.

"Nous n'avons pas de 'cash out' (sortie de trésorerie) significatif avant la fin 2012", a précisé le directeur financier.

L'entreprise avait alors annoncé que le groupe turc Yildirim investirait 500 millions de dollars dans l'entreprise, après plus d'un an de discussions entre l'armateur et ses créanciers, ainsi qu'avec d'autres repreneurs potentiels, comme le milliardaire belge Albert Frère.

L'actionnaire historique, la famille Saadé, avait conservé 80% du capital à l'issue de ces négociations.

La piste d'une entrée au capital du Fonds stratégique d'investissement (FSI) ainsi que celle d'une mise en Bourse avaient également été évoquées fin 2010.

Interrogé sur ces deux possibilités, le directeur financier a répondu : "Elles font modérément partie de nos réflexions".

"Disons que l'on ne travaille de façon active sur aucune des deux idées que vous avez évoqué", a-t-il ajouté.

Marie Mawad, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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