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Marché : Christine lagarde n'exclut pas une crise de liquidités

Christine lagarde n'exclut pas une crise de liquiditésChristine lagarde n'exclut pas une crise de liquidités

LONDRES/PARIS (Reuters) - Le risque d'une crise de liquidités ne doit pas être écarté, a estimé vendredi la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, réaffirmant que certaines banques avaient besoin de fonds propres supplémentaires.

Christine Lagarde, dans un discours à Londres avant de se rendre à Marseille pour la réunion ministérielle du G7, a aussi appelé les économies avancées à recourir à tous les outils possibles pour soutenir la croissance et créer des emplois.

En Bourse, les valeurs bancaires européennes ont accusé le coup, aux propos de Christine Lagarde s'ajoutant une note de Goldman Sachs estimant que des banques européennes devront trouver des fonds propres supplémentaires si les gouvernements choisissent de leur imposer des décotes sur la valeur de leurs portefeuilles de titres de dette souveraine.

Vers 14h30, l'indice sectoriel perdait 1,6%. Société générale affichait la plus forte baisse de l'indice avec un recul de 7%.

"C'est l'effet Lagarde. Ces déclarations touchent surtout les banques qui sont jugées les moins bien placées en termes de ratio de fonds propres", a commenté un trader.

Si les gouvernements choisissent d'imposer des décotes plus élevées, les banques européennes seront contraintes de trouver des fonds propres supplémentaires, estiment les analystes de Goldman Sachs.

Dans leur note à leur clientèle, ils jugent que les banques dont la valorisation boursière est raisonnable seront en mesure de lever de l'argent frais, mais ajoutent qu'en Grèce, Italie, Irlande, Espagne et Portugal, les établissements bancaires pourraient rencontrer des difficultés.

"Dans ces cas-là, le capital devra être fourni par les institutions souveraines (donnant lieu à des nationalisations partielles ou totales) ou internationales", écrivent-ils.

"Selon notre scénario central dans l'hypothèse d'un choc souverain, 38 banques auraient besoin de 30 à 92 milliards d'euros de capitaux (pour revenir) à un niveau plancher d'un core Tier One de 5% à 7%", estiment-ils.

Goldman Sachs a abaissé ses objectifs de cours sur plusieurs banques européennes, dont l'italienne UniCredit, l'espagnole Banco Santander et la grecque Agricultural Bank of Greece.

Le président du directoire de Deutsche Bank, Josef Ackermann, avait déclaré lundi que certaines banques européennes ne survivraient pas si elles devaient réévaluer leurs titres de dette souveraine au prix du marché au lieu d'appliquer la décote de 21% sur la dette grecque proposée lors du sommet européen de juillet. (voir )

Le FMI avait appelé la semaine dernière à une recapitalisation urgente des établissements européens. D'après un projet de document dont la presse a pris connaissance, le Fonds estime que les banques d'Europe risquent d'être confrontées à un manque en fonds propres de l'ordre de 200 milliards d'euros.

Keith Weir, avec Tenzin Pema et Suzannah Benjamin à Bangalore, Natalie Huet pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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