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Marché : Christian noyer insiste sur le rétablissement de la crédibilité

Christian noyer insiste sur le rétablissement de la crédibilitéChristian noyer insiste sur le rétablissement de la crédibilité

par Daniel Flynn

NANKIN, Chine (Reuters) - Les taux d'intérêt élevés payés par les pays de la zone euro sous la pression des marchés n'ont rien à voir avec la politique monétaire de la Banque centrale européenne, a déclaré jeudi Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

La seule solution pour ces pays est de restaurer la confiance auprès des marchés financiers, a-t-il ajouté dans un entretien à Reuters, à Nankin (Chine), en marge d'un séminaire du G20 sur le système monétaire international.

Le gouverneur de la Banque de France a estimé que le Portugal devait poursuivre les mesures d'austérité engagées par le gouvernement de l'ancien Premier ministre Jose Socrates, qui a démissionné la semaine dernière après le refus du Parlement d'adopter une nouvelle série d'économies.

"Le Portugal doit poursuivre les politiques d'assainissement budgétaire, de réforme et de restauration de la compétitivité qui ont été engagées. C'est absolument essentiel pour le pays donc il n'y a pas d'autre choix", a-t-il dit.

Les analystes et les investisseurs estiment que la BCE relèvera ses taux la semaine prochaine et qu'elle les relèvera encore à deux reprises d'ici la fin de l'année.

Prié de dire si une hausse des taux pouvait aggraver la situation de certains pays de la périphérie de la zone euro, Christian Noyer a répondu : "La question du coût de refinancement des pays qui sont soumis à une certaine pression du marché à un certain moment n'a rien à voir avec la conduite de la politique monétaire de la BCE."

"La question est entièrement celle des spreads qui sont causés par le marché à un certain moment et donc la solution réside uniquement dans la restauration de la crédibilité."

L'ESPAGNE TRAITE LA QUESTION DES CAISSES D'ÉPARGNE

Interrogé sur la situation de l'Espagne, Christian Noyer a estimé qu'il n'y avait pas de doute dans le marché sur la solidité des plus grosses banques de la quatrième économie de la zone euro, où le gouvernement a lancé une série de réformes.

"Des question ont été posées sur une partie des caisses d'épargne, les cajas, et là nous savons que le gouvernement a entrepris une restructuration extrêmement forte", a-t-il dit. "Ce sujet est en cours de traitement d'une façon, je crois, complète."

Selon lui, l'incapacité des dirigeants de la zone euro à s'accorder la semaine dernière sur les termes exacts de l'extension du Fonds européens de stabilité financière (FESF) d'aide aux pays ayant des difficultés à se financer, ne met aucune pression sur la BCE pour qu'elle poursuive son programme de mesures non conventionnelles.

Il a ajouté que le FESF élargi et le Fonds monétaire international (FMI) auraient la capacité de gérer toutes les situations qui pourraient se présenter dans la zone euro.

Il n'y a "aucune pression", a-t-il dit.

"Ce qui est le plus important de mon point de vue, c'est que les montants disponibles vont être à la hauteur de ce qui a été envisagé dès le départ, de façon à avoir une capacité d'action combinée avec le FMI qui permettra de gérer toutes les situations qui pourraient se présenter."

Jean-Baptiste Vey à Paris pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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