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Marché : Bruxelles appelle à réévaluer tous les éléments du fesf

Bruxelles appelle à réévaluer tous les éléments du fesfBruxelles appelle à réévaluer tous les éléments du fesf

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a appelé jeudi à une réévaluation de toutes les composantes du Fonds européen de stabilité financière (FESF) afin de convaincre les marchés que la zone euro pouvait résoudre la crise de la dette.

"Je (...) préconise une rapide réévaluation de tous les éléments liés au FESF et au MES (Mécanisme européen de stabilité, qui succèdera au FESF) afin de nous assurer qu'ils sont dotés d'outils permettant de traiter le risque de contagion", a déclaré José Manuel Barroso, le président de la CE dans une lettre envoyée aux dirigeants européens.

Une porte-parole de la Commission a précisé que cette réévaluation incluait une réflexion sur la taille de ces fonds de sauvetage.

Un porte-parole du ministère allemand des Finances a rapidement réagi en estimant ne pas voir comment une reprise du débat sur les aides financières européennes pourrait rassurer les marchés moins d'un mois après le sommet d'urgence sur la Grèce.

DOUBLER LE FESF ?

Le ministère néerlandais des Finances a quant à lui estimé que la zone euro ne devait pas reprendre les discussions sur les fonds de sauvetage de la région et au contraire se concentrer sur la mise en oeuvre du deuxième plan d'aide à la Grèce.

"Nous sommes en train de travailler dur pour concrétiser les décisions du sommet de la zone euro le 21 juillet. Toute l'attention devrait se concentrer sur ce point. Il n'est de ce fait pas significatif de rouvrir de nouvelles discussions", a déclaré une porte-parole du ministère des Finances dans une déclaration transmise par courriel.

L'appel de José Manuel Barroso suivait une nouvelle hausse des taux de rendement accolés aux dettes souveraines italienne et espagnole, au-dessus de 6%. Cette tendance pourrait, si elle se poursuivait, pousser à terme Madrid et Rome à solliciter des prêts d'urgence du FESF.

La Grèce, l'Irlande et le Portugal dépendent déjà de tels prêts octroyés par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Le volume du FESF est pour l'instant trop réduit pour pouvoir subvenir aux besoins éventuels de l'Espagne et de l'Italie, respectivement quatrième et troisième économies de la zone euro.

De l'avis des économistes, le FESF, qui dispose de 440 milliards d'euros, devrait être plus volumineux, peut-être jusqu'à deux fois plus.

Selon le président de la Commission, la réévaluation est rendue nécessaire par les doutes nourris par les marchés concernant la capacité de la zone euro à sortir de la crise.

"Il faut encore convaincre les marchés que nous prenons les mesures appropriées pour résoudre la crise. Il est désormais évident que nous ne sommes plus simplement confrontés à une crise limitée à la périphérie de la zone euro."

Benoit Van Overstraeten et Gregory Schwartz pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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