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Marché : Berlin assouplirait sa position pour débloquer l'aide à la grèce

Berlin assouplirait sa position pour débloquer l'aide à la grèceBerlin assouplirait sa position pour débloquer l'aide à la grèce

BERLIN (Reuters) - L'Allemagne envisage de renoncer à sa proposition de rééchelonner la maturité des obligations grecques afin de faciliter le déblocage d'une nouvelle aide pour Athènes, rapporte mardi le Wall Street Journal, ce qui fait monter l'euro et les Bourses européennes.

En concédant qu'Athènes doit obtenir des prêts supplémentaires, sans que ce nouvel effort soit partagé, du moins sur le court terme, par les porteurs d'obligations, Berlin aiderait l'Union européenne à surmonter la crise de la dette grecque, ajoute le quotidien dans son édition en ligne, en citant des sources proches du dossier.

Sur les marchés des changes, cet article soutient le cours de la monnaie unique européenne, fragilisée ces dernières semaines en raisons d'inquiétudes sur une possible restructuration de la dette grecque.

Vers 11h00 GMT, l'euro dépassait le niveau de 1,44 dollar, touchant un plus haut de plus de trois semaines contre le billet vert.

Les Bourses européennes sont également bien orientées à la suite de cette information, le principal indice grec bondissant de 3,42% tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 prend 1,00%.

Les CDS grecs à cinq ans reculaient de 43 points de base (pdb) à 1.400 pdb, selon les données Markit, ce qui signifie qu'il coûte désormais 1,4 million d'euros pour garantir 10 millions d'euros d'exposition à la dette grecque. Les CDS portugais et irlandais se repliaient également.

RENCONTRE DE RESPONSABLES EUROPÉENS À VIENNE

L'article du Wall Street Journal est toutefois contredit par le Financial Times Deutschland, qui affirme que l'Allemagne et les Pays-Bas, entre autres, souhaitent toujours que les créanciers privés acceptent d'allonger la maturité des leurs obligations grecques.

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a refusé de commenter ces informations. Lundi, il avait déclaré que l'hypothèse d'une contribution volontaire des investisseurs privés restait sur la table.

Il avait toutefois mis en garde la semaine dernière contre une éventuelle restructuration de la dette grecque, ce qui laissait entendre que l'UE cherche d'autres solutions.

L'une d'entre elles serait de convaincre les détenteurs de dette grecque à échéance 2012 et 2013 de racheter de nouveaux titres obligataires, avaient révélé des sources européennes à Reuters. Cette hypothèse sera discutée lors d'une rencontre entre hauts responsables européens à Vienne mardi, ont ajouté deux sources.

Parmi les autres options envisagées, les investisseurs pourraient être incités à maintenir leur exposition à la dette grecque jusqu'à la mise en place d'un nouveau plan, ou encore la maturité des obligations pourrait être allongée de jusqu'à trois années. Faire jouer les taux d'intérêt serait également une option envisagée.

Signe que la situation économique est toujours critique en Grèce, les ventes au détail en volume ont chuté de 17,5% sur un an en mars après avoir enregistré une baisse de 10,6% en février, les ménages ayant drastiquement diminué leur consommation au vu des mesures d'austérité.

Pour soulager les ménages et obtenir un consensus politique, la Grèce et les inspecteurs de l'Union européenne (UE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) se sont entendus sur une baisse de la TVA, a rapporté la presse grecque.

Le gouvernement grec espère ainsi obtenir l'aval de l'opposition conservatrice pour les nouvelles mesures envisagées afin de réduire le déficit public.

Après avoir bénéficié d'une aide de 110 milliards d'euros l'année dernière, le risque de défaut de paiement d'une dette de 327 milliards d'euros s'est de nouveau ravivé, la Grèce n'ayant pas réussi à atteindre ses objectifs de réduction de son déficit.

Victime collatérale de cette crise budgétaire, Chypre a payé mardi l'importante exposition de ses banques à la dette grecque par un abaissement de sa note de crédit par l'agence de notation Fitch.

La note souveraine de Chypre est passée de AA- à A-, avec une perspective négative.

Masayuki Kitano, Natalie Huet et Catherine Monin pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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