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Marché : Baroin prend les finances dans une période de risque élevé

Baroin prend les finances dans une période de risque élevéBaroin prend les finances dans une période de risque élevé

PARIS (Reuters) - François Baroin a été nommé mercredi ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie dans une période de risque élevé pour la zone euro et de délicates négociations internationales au G20.

L'ancien ministre du Budget succède à Christine Lagarde, qui prendra ses fonctions de directrice générale du Fonds monétaire international le 5 juillet.

Le nouveau ministre des Finances aura à peine le temps de s'installer dans son nouveau bureau à Bercy avant de s'attaquer aux dossiers les plus urgents, puisqu'il devra participer dimanche à une réunion extraordinaire de l'Eurogroupe à Bruxelles consacrée à la crise grecque.

La France est au premier plan des discussions en cours sur un nouveau plan d'aide financière à Athènes, ses banques ayant proposé un projet de participation des créditeurs privés de la Grèce à ce nouvel effort.

Plus largement, la solidité du système bancaire européen fera aussi partie des dossiers prioritaires du nouveau ministre, des sources européennes ayant indiqué à Reuters qu'une banque sur six pourrait échouer aux tests de résistance dont les résultats sont attendus dans les prochaines semaines.

Au G20, présidé par la France, il devra se familiariser avec les problématiques du système monétaire international et des déséquilibres macroéconomiques et financiers mondiaux.

L'économie française reste quant à elle sur la trajectoire d'accélération de la croissance et de réduction progressive des déficits souhaitée par Nicolas Sarkozy et François Fillon.

Sauf dérapage imprévu, aux niveaux national ou international, la France semble être en mesure de conserver, au moins à court terme, la note "triple A" donnée par les agences de notation, qui lui permet d'emprunter à des taux avantageux pour financer son déficit et refinancer sa dette.

Sur le front de la croissance, l'Insee a légèrement abaissé mercredi le chiffre du premier trimestre à 0,9% contre 1,0% en première estimation, sans remettre en cause la dynamique favorable dont bénéficie l'économie française.

L'acquis de croissance à fin mars ressort ainsi à 1,5% contre 1,6% annoncé le mois dernier, une révision qui ne remet pas en cause le scénario d'une croissance proche de 2,0% sur l'ensemble de 2011.

Le gouvernement compte lui sur une croissance de 2,0% cette année et de 2,25% l'an prochain pour soutenir une réduction du déficit public qui doit le ramener à 3% du produit intérieur brut en 2013, année à partir de laquelle le ratio d'endettement de la France commencerait selon à baisser.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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