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Marché : Au fmi, l'europe et les etats-unis priés d'agir contre la dette

Au fmi, l'europe et les etats-unis priés d'agir contre la detteAu fmi, l'europe et les etats-unis priés d'agir contre la dette

par Stanley White et David Milliken

TOKYO (Reuters) - Les ministres des Finances et banquiers centraux des principales puissances mondiales ont adopté samedi une liste de mesures à prendre pour désamorcer les problèmes de dette en Europe et aux Etats-Unis, qu'ils réexamineront dans six mois.

Dans un communiqué publié après deux jours de discussions à Tokyo dans le cadre de l'assemblée d'automne du Fonds monétaire international (FMI), ils ont souligné que la croissance mondiale ralentissait et que de fortes incertitudes subsistaient.

L'agenda de dix pages reprend pour l'essentiel des étapes déjà envisagées, telles que la mise en place d'un programme de rachat d'obligations par la Banque centrale européenne ou le règlement par Washington du problème du "mur budgétaire" de fin d'année.

Cette "checklist", qui sera vérifiée en avril prochain, a surtout pour but de responsabiliser les gouvernements concernés par rapport à leurs engagements, reflet de la frustration ressentie par le FMI et de nombreuses économies émergentes.

La directrice générale du Fonds, Christine Lagarde, a déclaré que les membres de l'organisation avaient rapproché leurs points de vue en matière de politique économique.

Elle a ainsi cherché à minimiser les désaccords entre le Fonds et l'Allemagne sur le rythme auquel des pays fortement endettés comme la Grèce devraient réduire leurs déficits.

"Il n'y a pas eu d'objection à la recommandation que nous avons donnée aux pays membres, à savoir A.G.I.R.", a déclaré Christine Lagarde en épelant chaque lettre du verbe.

"Nous ne sommes peut-être pas d'accord sur tout, mais je crois qu'il existe un consensus général sur le fait que l'action collective est en train de produire des résultats."

PEUT MIEUX FAIRE

Le ministre espagnol de l'Economie, Luis de Guindos, a jugé que l'attitude affichée envers son pays par les pays membres du FMI comme par le secteur privé était "bien plus positive qu'avant l'été".

Le Comité monétaire et financier international (CMFI), qui se réunit deux fois par an, a reconnu que la situation globale incitait moins au pessimisme qu'il y a six mois, a déclaré son président, le Singapourien Tharman Shanmugaratnam.

Mais l'environnement économique est toujours considéré comme difficile, a-t-il souligné.

Le FMI a revu à la baisse cette semaine ses prévisions de croissance pour la deuxième fois depuis avril et souligné dans des rapports que les économies avancées y compris les Etats-Unis devaient agir pour régler leurs problèmes de dette.

Certains pays pestent face au rythme, trop lent à leurs yeux, de mise en place des réformes dans la zone euro et aux tergiversations de Washington face au "mur budgétaire" de fin d'année, qui déclenchera automatiquement des coupes budgétaires et des hausses d'impôts dommageables pour l'économie à moins que le Congrès n'agisse.

"L'Asie seule ne peut porter l'économie mondiale", a déclaré le ministre du Trésor australien Wayne Swan. "Il est temps que les autres acteurs fassent leur part du travail."

Jean-Stéphane Brosse pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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