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Marché : Athènes veut lancer des privatisations avant les élections

Athènes veut lancer des privatisations avant les électionsAthènes veut lancer des privatisations avant les élections

par Angeliki Koutantou

ATHÈNES (Reuters) - La Grèce a annoncé mercredi qu'elle engagerait d'ici au mois de mai la privatisation de deux grands groupes déjà cotés, la société de paris OPAP et le raffineur Hellenic Petroleum, afin de rattraper son retard en la matière et d'alléger sa dette.

L'OPAP et Hellenic Petroleum sont respectivement les troisième et quatrième plus grandes sociétés cotées en Grèce en termes de capitalisation boursière.

Leur privatisation constituerait un pas important d'Athènes dans le programme d'assainissement budgétaire fixé par ses bailleurs de fonds internationaux, ainsi qu'une source de recettes bienvenues pour le pays, englué dans la récession.

Dans une interview à Reuters, le directeur de l'agence grecque chargée des privatisations Costas Mitropoulos a précisé que l'appel d'offres pour la participation de 29% détenue par Athènes dans la société de paris OPAP serait lancé avant les législatives prévues fin avril, début mai, et s'achèverait dans l'année. L'Etat grec détient actuellement 34% du capital de l'OPAP.

La cession de l'OPAP, dont la capitalisation boursière atteint 2,3 milliards d'euros, devait avoir lieu l'an dernier mais elle a été repoussée en raison de la chute de son cours en Bourse, alimentée par les craintes d'un défaut désordonné du pays.

Athènes invitera également les investisseurs à exprimer en mai leur intérêt pour sa participation de 35,5% dans Hellenic Petroleum, a fait savoir Costas Mitropoulos. Cette participation affiche une valeur boursière d'environ 580 millions d'euros.

La Grèce a déjà lancé un appel d'offres pour la compagnie gazière DEPA, dans laquelle elle prévoit de conserver une participation de 34%.

L'an dernier, les privatisations n'ont rapporté que 1,6 milliard d'euros à la Grèce. Pour 2012, le pays a convenu avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) de viser environ 3 milliards d'euros de recettes de privatisations, a fait savoir Costas Mitropoulos.

"C'est un objectif faisable pour l'instant", a-t-il dit.

Athènes va cependant repousser la privatisation des sociétés de distribution d'eau EYDAP et EYATH du deuxième trimestre au second semestre en raison de problèmes techniques, a-t-il fait savoir.

La Grèce, qui visait initialement des recettes de privatisation de 50 milliards d'euros d'ici 2015, a abaissé cet objectif à 19 milliards au vu du démarrage fastidieux de son programme de cessions d'actifs.

Natalie Huet pour le service français, édité par Nicolas Delame

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