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Marché : Après un point bas, l'euro tente de rebondir

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(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne reprenait des couleurs jeudi midi après avoir sensiblement décroché ces derniers jours sur fond de crise souveraine italienne. Vers 13 heures, l'euro gagnait ainsi 0,46% face au dollar US à 1,3587, après un point bas ce matin à 1,3484. C'était la première fois depuis un mois environ que la devise enfonçait le seuil des 1,35 dollar l'euro.

Une reprise est également observée contre la livre sterling (+ 0,31% à 0,8530). En revanche, c'est le calme plat du côté du yen (- 0,01% à 105,4) et le franc suisse (- 0,07% à 1,2304).

Une certaine détente s'est opérée ces dernières 24 heures sur les taux d'intérêts des fonds d'Etat italiens à 10 ans, revenus vers 7% après un pric proche de 7,5% hier midi. Ce qui signale une atténuation des inquiétudes sur la situation souveraine du pays.

'Le président du Sénat italien a annoncé qu'il allait demander aux sénateurs d'adopter la loi sur la stabilité financière d'ici la fin de la semaine pour rassurer les marchés', rapportent les cambistes de Pictet & Cie. Cette loi devrait être votée par la chambre basse d'ici la fin du mois, puis le président du conseil actuel Silvio Berlusconi, privé de majorité absolue, devrait démissionner, selon le schéma actuel.

“Avec 1.600 milliards d'euros, la dette italienne surpasse celle de l'Espagne du Portugal et de l'Irlande cumulées” rappelle Fabrice Cousté, directeur général de CMC Markets France. Or en outre, “le pays doit encore refinancer 37 milliards d'euros jusqu'à la fin de l'année et 307 milliards d'euros en 2012. Avec un coût moyen à 4,15% de sa dette actuelle, les seuls intérêts se montent déjà à 12.7 milliards. Avec un taux à 7%, la charge de la dette s'alourdit de 8,7 milliards”, calcule-t-il

Selon CMC Markets France, la Banque centrale européenne est seule capable de contenir l'incendie. L'établissement de Francfort pourrait augmenter la cadence de ses rachats d'obligations italiennes, qui ne font pas l'unanimité et ont cet été ont été menés au rythme de 7 milliards d'euros par semaine.

“Ce sera le premier pas vers une monétisation de la dette européenne, situation jusqu'ici toujours refusée catégoriquement par Jean-Claude Trichet et par l'Allemagne”, poursuit Fabrice Cousté. “Le plus tôt sera le mieux.”

Chez Natixis, on semble plutôt d'accord : “compte tenu de l'importance relative de la dette italienne, un incident de crédit sur le souverain signifierait la fin de l'euro. Le risque n'est donc plus spécifique. Il est résolument systémique. C'est pourquoi la BCE joue un rôle croissant dans cette crise. (...) Elle n'a pas d'autre choix que d'acheter de la dette italienne, même si ce n'est pas son rôle. En prenant le risque souverain à son compte et en gonflant son bilan (ce qui n'a objectivement rien de grave), elle donne les moyens au secteur bancaire de prendre du (bon) risque ailleurs et de soutenir réellement l'économie”, indique une note de recherche signée du directeur de la recherche économique, Philippe Waechter.

Mais parallèlement, la mise en place d'un gouvernement d'union nationale patauge en Grèce sur fond de désaccords entre les intervenants. Et il pourrait en être de même en Italie, après le départ du “Cavaliere”.

En outre, 'certaines déclarations officielles sont loin d'être rassurantes', rapporte Aurel BGC. “Les incertitudes sur le futur statut et le rôle joué par le FESF n'incitent pas les investisseurs, notamment asiatiques, a lui prêter. La dernière émission du FESF s'est mal passée avec une hausse des taux longs. Si même le FESF ne peut emprunter à des faibles taux, toute la crédibilité des plans de sauvetage de la zone Euro est remise en cause”, craignent les analystes.

En outre, depuis le FMI, 'Mme Lagarde, la directrice générale du FMI, a appelé les économies asiatiques à prendre des mesures pour se prémunir de l'impact d'une récession', indiquent aussi les spécialistes.

Sur l'agenda statistique américain, on attend cet après-midi les inscriptions hebdomadaires au chômage (prévision : 400.000 ; précédent : 397.000), la balance commerciale de septembre (prévision : - 46 milliards de dollars ; précédent : - 45,6 milliards) et le solde budgétaire fédéral d'octobre (prévision : - 102,5 milliards ; précédent : - 140 milliards).

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