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Marché : Après la chine, l'inde boycotte le programme carbone de l'ue

Après la chine, l'inde boycotte le programme carbone de l'ueAprès la chine, l'inde boycotte le programme carbone de l'ue

NEW DELHI (Reuters) - L'Inde a formellement emboîté le pas à la Chine en demandant jeudi à ses compagnies aériennes de refuser de participer au programme de l'Union européenne visant à taxer les émissions de carbone dans le transport aérien, confirmant ainsi ce qu'avait dit un haut responsable indien à Reuters.

"Alors que l'Union européenne a ordonné aux transporteurs indiens de lui soumettre dans le détail les émissions de leurs avions d'ici le 31 mars, aucune compagnie ne le fait en raison de la position du gouvernement", a déclaré Ajit Singh, ministre de l'Aviation civile.

"De ce fait, l'imposition d'une taxe carbone n'est pas un sujet", dit-il dans une lettre.

La Commission européenne n'était pas immédiatement disponible pour commenter l'information.

L'opposition de l'Inde au système d'échange des quotas d'émission de gaz à effet de serre (ETS) pourrait compromettre les chances de New Delhi de parvenir à un accord, actuellement en négociation, de libre-échange avec Bruxelles.

La Chine a la première interdit à son secteur du transport aérien de participer à ce programme.

Depuis le 1er janvier, toutes les compagnies aériennes desservant des aéroports de l'Union européenne sont soumises à un système d'échange des quotas d'émission de gaz à effet de serre (ETS).

Une compagnie n'observant pas ces règles s'expose à une taxe de 100 euros par tonne de carbone émise hors quotas autorisés. L'UE peut aller jusqu'à l'interdire de desservir des aéroports européens.

La Chine a suspendu l'achat d'Airbus représentant 14 milliards de dollars en raison du différend avec Bruxelles sur la taxe carbone. L'Inde est également un client important d'Airbus.

Les responsables d'Airbus, de compagnies aériennes et de motoristes européens ont écrit la semaine dernière aux dirigeants politiques du Vieux Continent pour les enjoindre de résoudre la querelle provoquée par l'introduction de cette taxe carbone.

Boeing a apporté son soutien à Airbus dans ce dossier, malgré l'âpre bataille juridique que se livrent depuis des années les deux constructeurs aéronautiques au sujet de la légalité des aides publiques reçues pour développer leurs avions.

"Il ne s'agit pas de Boeing et d'Airbus, il s'agit de ce qui est le plus favorable pour nos clients et de comment l'industrie dans son ensemble peut réduire son empreinte carbone", a déclaré à Reuters Jim Albaugh, directeur général de la division aviation civile du groupe américain.

"A mon avis, le programme européen ETS ne constitue pas la bonne approche. Il doit être suspendu et nous devons travailler avec l'ICAO (agence de l'aviation de Nations Unies) afin de mettre en place des règles internationales que tout le monde peut observer."

Anurag Kotoky, avec la contribution de Tim Hepher à Genève; Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Danielle Rouquié

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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