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Marché : Après ben bernanke, l'euro attend mario draghi

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(CercleFinance.com) - L'euro reprenait des couleurs ce midi, sans toutefois parvenir à toucher la barre symbolique des 1,23 dollar après la déception causée hier par le statu quo observé par la Fed. Reste maintenant à connaître la décision de la BCE, à 13 heures 45. Vers 13 heures 10, la monnaie unique européenne se reprend de 0,28% à 1,2264 dollar.

La devise européenne gagne également 0,04% face au yen à 95,94, et de 0,13% contre le sterling à 0,7881. Contre le franc suisse, l'euro cote 1,2022 (+ 0,07%).

Notons que la Banque d'Angleterre (BoE) vient d'annoncer le maintien de son programme de rachats d'actifs à 375 milliards de livres, son taux de référence demeurant à son plus bas historique de 0,50%. Pour mémoire, la BoE avait gonflé son programme de programme de 50 milliards lors de sa précédente réunion, début juillet. La réalisation du programme devrait encore prendre trois mois.

“La monnaie unique a fortement reculé après les propos de la Fed”, en terminant hie soir à 1,22,30 dollar, indique Saxo Banque. “Le président de l'institution américaine (Ben Bernanke) a déçu les marchés en n'annonçant aucune nouvelle mesure de soutien à l'économie. (...) Les investisseurs qui spéculaient sur une intervention conjointe de la Fed et de la BCE ont déchanté et espèrent maintenant une action de Mario Draghi cet après-midi”, commentent les analystes.

Quel était schématiquement le contenu du communiqué de la Fed, tant attendu hier soir ? Rien de nouveau finalement. La croissance américaine a été 'lente' ces derniers mois, confirme la banque centrale américaine, le taux de chômage restant 'élevé' et le secteur immobilier 'déprimé'. L'établissement émetteur a confirmé qu'il maintiendrait ses taux directeurs à un niveau exceptionnellement bas (0-0,25%) jusqu'à fin 2014, ainsi que l''opération twist II' (des arbitrages dans son portefeuille obligataire entre des maturités courtes et des maturités longues) qui est actuellement en cours jusqu'à la fin de l'année. Enfin, la Fed se tient prêt à faire davantage si besoin est.

Chez BNP Paribas, on commentait ce matin : 'l'état actuel de l'économie plaide pour un nouvel assouplissement monétaire. Mais la prochaine réunion de la Fed sera une occasion plus propice à une telle annonce', c'est-à-dire le FOMC des 12 et 13 septembre prochains. L'analyste indique que les deux précédents 'QE' avaient précédés par un “travail de préparation”, ce qui n'a pas encore été formellement le cas.

BNP Paribas ajoute que de plus, deux problèmes majeurs échappent à la Fed : la crise souveraine d'Europe et la l'ajustement fiscal à venir aux Etats-Unis. 'Si le Congrès (le parlement américain) ne revient pas sur le schéma juridique actuel, au 1er janvier 2013, le budget fédéral devra être réduit', le déficit devant alors baisser de quelque 600 milliards de dollars en un an (5% du PIB environ), 'et les impôts (seront) relevés'

Pourquoi la Fed a-t-il choisi de ne pas agir maintenant ? Peut-être, selon BNP Paribas, car l'arme habituelle des taux est déjà à un niveau si bas qu'elle ne produit pratiquement plus d'effets. Ménager les leviers d'action est donc primordial. Et aussi car 'l'effet des précédents QE ne fait pas consensus, leur impact positif étant même remis en question'.

Selon la banque québécoise FBN, le 'communiqué (de la Fed) n'a pas beaucoup changé' : “le FOMC a fait savoir qu'il se tient prêt à adopter des mesures de stimulation supplémentaires au besoin”. Certains intervenants ont pu être déçus, mais 'sans être particulièrement brillantes, les données économiques des États-Unis ne sont pas horribles non plus, puisqu'elles dénotent une croissance lente, mais positive', estime FBN.

Parmi les prochaines échéances à surveiller du côté de la Fed, on notera les 'minutes' du dernier FOMC, attendues le 22 août, puis le 'symposium sur la politique économique' organisé chaque année à Jackson Hole, dans le Wyoming, par la Fed de Kansas City. Cet évènement qui réuni nombre de banquiers centraux se tient d'habitude dans le dernier tiers du mois d'août et peut donner lieu à des déclarations d'importance. Aucune date n'est cependant disponible à ce jour.

Qu'attendre de la BCE tout à l'heure ? Selon Aurel BGC, après ses propos londoniens de jeudi dernier, “Mario Draghi va réaliser une audience record à sa conférence de presse aujourd'hui(...) Sur le fonds, pour des raisons de crédibilité personnelle, il est peu probable que Draghi ne confirme pas une 'volonté de la BCE de soutenir l'euro'”, qui devrait passer par la reprise des achats d'emprunts souverains.

“La banque centrale va reprendre ses achats, mais.. en complément du FESF. Les Espagnols vont devoir demander l'aide au FESF. Il est peu probable que la BCE intervienne sans une contrepartie, notamment avec un contrôle accrue de l'Europe sur les comptes publics Espagnols. Ce 'petit problème de timing' pourrait être négatif sur les marchés”, s'inquiète Aurel BGC.

Contre le consensus, le bureau d'études s'attend à une nouvelle baisse de 25 points de base des taux cours de la BCE, ce qui les ramènerait à 0,50%.

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