Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Accord de fusion entre les banques grecques efg et alpha bank

Marché : Accord de fusion entre les banques grecques efg et alpha bank

Accord de fusion entre les banques grecques efg et alpha bankAccord de fusion entre les banques grecques efg et alpha bank

ATHENES (Reuters) - EFG EuroBank et Alpha Bank ont annoncé lundi que leurs deux conseils d'administration ont approuvé un accord de fusion qui donnera naissance à la plus grande banque d'Europe du Sud-est.

"La consolidation de deux banques du secteur privé hautement complémentaires, avec des synergies substantielles et une logique stratégique claire (...) jouera un rôle crucial dans la reprise économique de la Grèce", expliquent les banques dans un communiqué commun.

Le secteur bancaire grec salue à la hausse en Bourse d'Athènes l'officialisation de cette opération, les investisseurs anticipant d'autres rapprochements de ce type pour remettre sur pieds un secteur dévasté par la crise.

Les titres des deux banques ont repris leur cotation après une suspension temporaire, le temps que l'opération soit confirmée. Ils affichaient à la reprise de fortes hausses, 29,5% pour EFG et 30,0% pour Alpha.

L'indice du secteur bancaire grec prenait 29,41% vers 11h40 GMT, surperformant l'indice de référence en hausse de 14,0%.

"Tout le secteur est en hausse, les marchés anticipant un effet domino, une réaction en chaîne de fusions et acquisitions. Car on ne veut pas être à la traîne, surtout si l'on est une petite banque", commente Alexander Kyrtsis chez UBS.

UN GAGE DONNÉ AU FMI

Ce projet de fusion est d'autant mieux accueilli que les représentants de l'Union européenne et du Fonds monétaire international sont attendus cette semaine en Grèce pour une mission d'évaluation des mesures engagées par Athènes en contrepartie du plan de sauvetage.

La Qatar Investment Authority (QIA), fonds souverain du royaume du Golfe déjà actionnaire d'Alpha Bank, deviendra par ailleurs un actionnaire important du nouveau groupe, selon les sources, dont l'une a précisé que la QIA a signé l'accord samedi.

Le ministre grec des Finances Evangelos Venizelos a applaudi cette fusion qui réunit le numéro deux et le numéro trois grecs de la banque, jugeant qu'elle bénéficierait à l'ensemble de l'économie du pays.

"Cette initiative montre que la crise que nous traversons aujourd'hui peut être l'opportunité de mouvements structurels qui soutiennent le secteur financier et l'économie réelle", estime-t-il dans un communiqué.

"La participation du Qatar envoie dans le monde entier un signal fort de confiance à l'égard des perspectives de l'économie grecque", poursuit-il.

Cet accord, qui devrait donner naissance à la plus grande banque d'Europe du Sud-est par les actifs, doit permettre aux deux établissement d'éviter d'avoir à faire appel au mécanisme public d'apport de liquidité et est susceptible d'enclencher une vague de consolidation dans le secteur, estiment les analystes.

ÉVITER LA NATIONALISATION

"La plus grande motivation des deux banques pour fusionner, c'est d'éviter la nationalisation", ajoute un analyste bancaire, qui a préféré conserver l'anonymat. "C'est le signal de départ pour une vague de fusions et acquisitions en Grèce. Les autres banques vont devoir réagir, notamment Piraeus qui est la plus petites des quatre principales banques grecques."

Selon un responsable d'Eurobank, l'opération prendra la forme d'un échange d'actions - à raison de sept EFG pour cinq Alpha, selon une source bancaire - suivi d'une émission de titres.

La QIA injectera des fonds dans la nouvelle entité via 500 millions d'euros d'obligations convertibles, avant de procéder à une émission de 1,25 milliard d'euros de titres.

La nouvelle entité comptera 150 milliards d'euros d'actifs, huit millions de clients et 80 milliards d'euros de dépôts, a précisé une autre source.

La quatrième banque de Grèce, Piraeus Bank, a en revanche infirmé les informations relayées par le Financial Times qui rapportait des rumeurs de fusion avec le premier groupe bancaire grec NBG

"Un accord de fusion entre Alpha et Eurobank est particulièrement positif pour le secteur bancaire, le monde des affaires et l'économie", a dit un dirigeant de Piraeus à Reuters. "En ce qui concerne Piraeus et la consolidation, il n'y a rien en cours."

George Georgiopoulos et Lefteris Papadimas, Catherine Monin et Nicolas Delame pour le service français, édité par Gregory Schwartz

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...