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Marché : Accalmie du côté de l'eurodollar en fin de semaine

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(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne semblait retrouver ses esprits après une nouvelle dégringolade cette semaine, les doutes l'emportant de nouveau sur la confiance quant à la gouvernance de la zone euro. Vers 13 heures 10, l'euro cédait symboliquement 0,05% contre le billet vert à 1,2193 dollar. Sur cinq séances cependant, le recul est voisin de 0,8%, et il avoisine 7% sur trois mois.

La tendance n'est pas plus marquée du coté du yen (+ 0,01% à 96,7 yens l'euro), une baisse symbolique étant de mise face au sterling (- 0,09% à 0,7899). Toujours rien à signaler face au franc suisse (+ 0,01% à 1,2009 franc l'euro).

Toute la semaine, l'euro a pâtit d'un retournement du sentiment positif sur l'issue de la zone euro qui prévalait après le dernier sommet organisé les 28 et 29 juin, à Bruxelles. Salué - pour un fois - par les marchés, ce dernier avait témoigné de déclaration d'intentions jugées favorables du côté du renflouement en capital du système bancaire par le MES, et de mesures concernant la maîtrise budgétaire et aussi la croissance.

Mais à mesure que s'approchent de nouveaux sommets, comme celui du 20 juillet où des décisions concrètes sont attendues, l'angoisse reprend le dessus. Il faut dire que les déclarations des différents officiels européens restent divergentes, notamment du côté de l'Allemagne.

S'en est alors suivi un mouvement de baisse qui a ramené cette semaine la devise européenne à un point bas de l'ordre de deux ans contre le dollar, à 1,2167.

Cependant, ce mouvement de baisse tendait à se stabiliser en fin de semaine malgré la mauvaise nouvelle de ce matin. L'agence de notation-crédit américaine Moody's a abaissé la note souveraine de l'Italie de deux crans, la faisant passer de A3 à Baa2, avec en outre une perspective négative. Sur le marché secondaire, le rendement du papier italien à 10 ans a repris la barre des 6% dans la foulée.

“Certains commencent déjà à se dire que S&P et Fitch pourraient suivre, dans la mesure où Moody's affiche désormais des notations sur l'Italie inférieures à celles de ses deux camarades', commente un intervenant d'IG Markets. Et selon Bank of America Merrill Lynch dans une note publiée ce matin, l'Italie pourrait poser bien plus de problèmes à la zone euro que la Grèce.

En outre, la décision de l'agence ne met pas en cause que l'Italie : “Moody's met en avant la dégradation du marché obligataire qui augmente les coûts de financement du pays, ainsi que le risque de contagion de l'Espagne et de la Grèce', rapporte Aurel BGC.

Malgré tout, le cours de l'euro n'en porte guère la trace. 'Nous sommes convaincus qu'à un moment donné, le mouvement de vente de l'euro contre la plupart des autres devises va devoir cesser', écrivait ce matin un cambiste, qui attend même une correction. Mais peut-être pas tout de suite, sa cible étant de 1,20 dollar l'euro.

En outre, l'attention des marchés semble en cette fin de semaine se porter d'autres sujets de préoccupation que la seule zone euro. “Comme beaucoup d'analystes l'attendaient, la Chine a annoncé vendredi sa croissance la plus faible depuis la crise financière avec 7,6% au deuxième trimestre. La deuxième économie mondiale souffre de la situation européenne, et de surcapacité dans certains secteurs”, rappellent ce matin les analystes de Saxo Bank. Ils ajoutent que d'autres pays de la région, comme la Corée du Sud et Singapour, sont aussi concernés.

“Ce chiffre, synonyme d'un ralentissement économique mondial, devrait pousser le gouvernement chinois à assouplir sa politique monétaire”, pronostique le spécialiste. En effet, la Chine dispose cependant toujours de marges de manoeuvre, comme l'ont montré ses baisses de taux d'intérêts récemment décidées par la banque centrale chinoise.

Quoi qu'il en soit, c'est la croissance de l'ensemble de l'économie mondiale qui ralentit, celle des émergentes semblant bien moins dynamique qu'il ne l'était anticipé il y a encore trois mois. Comme il l'a annoncé, le FMI devrait d'ailleurs publier dans les jours qui viennent des prévisions de PIB planétaires révisés en baisse.

Cet après-midi aux Etats-Unis, les investisseurs prendront connaissance de deux statistiques, à commencer par les prix à la production industrielle pour juin, à 14h30, attendus en baisse de 0,6% à la suite du repli des cours du pétrole et d'autres matières premières.

A 15h55, paraîtra la confiance des consommateurs du Michigan pour juillet, pour laquelle le consensus table sur une très légère hausse, à 73,5 contre 73,2. “Nous n'excluons pas une chute”, craint cependant un spécialiste.

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