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S. David, D. Le Louët : "Paris... capitale européenne de la biotech"

(Tradingsat.com) - Les valeurs biotechnologiques bénéficient d’un fort engouement depuis la fin de l’année 2013. Pour permettre aux investisseurs de miser sur le secteur dans son ensemble, Société Générale a lancé en mars le premier Certificat 100% Next Biotech (code ISIN FR0011782135), indexé comme son nom l’indique, sur l’indice Next Biotech. Le point avec Sébastien David, responsable des relations investisseurs pour les Produits de Bourse, et Delphine Le Louët, analyste Santé et Biotechnologie à la Société Générale.

Tradingsat.com : Pourquoi avoir lancé ce nouveau certificat ?

Sébastien David : Il s’agissait de répondre au fort intérêt des investisseurs pour les valeurs de biotechnologies, que l’on observe depuis la fin 2013 et qui se poursuit en 2014. Depuis le début de l’année, Nanobiotix gagne 260%, Hybrigenics 215%, Cellectis 170%, Genfit 135%...Au-delà des performances boursières, le nombre de sociétés du secteur cotées en France a nettement augmenté au rythme des nombreuses introductions en bourse intervenues ces derniers mois. Lorsque nous avons lancé le certificat en mars, l’indice Next Biotech comprenait 25 valeurs. Il en comporte aujourd’hui une trentaine.

Delphine Le Louët : Le rebond des valeurs biotechnologiques s’inscrit dans un regain d’intérêt général pour tous les dossiers cycliques (par opposition à défensifs) après la sévère crise financière de 2008-2012. Les investisseurs ont réintroduit du risque dans leurs portefeuilles, ce qui va de pair avec un potentiel de gain plus élevé. Les biotechnologies entrent pleinement dans cette dynamique. Le rebond est d’autant plus fort que le secteur a été vraiment moribond pendant cinq ans. Enfin, il y aussi un phénomène de rattrapage par rapport au secteur des biotechnologies aux Etats-Unis, qui a connu deux années exceptionnelles sur le Nasdaq en 2012 et 2013. Ce qui amène aujourd’hui les investisseurs américains, mais aussi européens, à s’intéresser au secteur en Europe au vu de valorisations moins élevées qu’outre Atlantique.

Tradingsat.com : Quel est l’intérêt du certificat par rapport à l’achat d’actions en direct ?

Sébastien David : Un investisseur qui souhaite profiter des avancées des biotechnologies peut avoir intérêt à ne pas concentrer ses investissements sur quelques valeurs seulement, mais à diversifier le risque sur un grand nombre de titres. La complexité du secteur peut néanmoins constituer un frein et rend le « stockpicking » plus difficile que dans d’autres domaines. Comprendre les activités de recherches de ces sociétés n’est pas toujours aisé. Par ailleurs, il n’est pas forcément possible d’acheter une trentaine de valeurs de biotechnologies sans déséquilibrer son portefeuille. Le certificat permet donc, en une seule transaction et à moindre frais, d’être exposé à l’ensemble du secteur des biotechnologies en Europe, via l’indice Next Biotech.

Tradingsat.com : Comment fonctionne le certificat et quels critères remplissent les valeurs de l’indice Next Biotech ?

Sébastien David : Le certificat réplique parfaitement la variation de l’indice, ajustée des frais de gestion de 1% par an, calculés a prorata de la durée de détention. Si l’indice recule en un jour de 3%, le certificat perdra 3% et inversement. Si sur un an, l’indice gagne 20%, le certificat gagnera 19% (20% moins les frais de 1%). La même progression sur six mois se traduira par un gain de 19,5% (frais ajustés à 0,5%). Pour faire partie de l’indice Next Biotech, une entreprise doit appartenir au secteur « Biotechnologie », tel que défini par la classification sectorielle international ICB (Industry Classification Benchmark), et être cotée sur les marchés d’Euronext ou Alternext. Il faut savoir qu’Euronext est la première place de cotation en Europe pour le secteur des biotechnologies avec une part de marché de 73% pour le nombre d’introduction en Bourse et de 62% pour les fonds levés à l’introduction.

Tradingsat.com : On note que l’indice Next Biotech est essentiellement composé de valeurs françaises.

Sébastien David : Les biotechnologies constituent un secteur d’activité plutôt jeune, sur lequel il y a un vrai savoir-faire français, comme le reflète la composition de l’indice Next Biotech, qui comprend 20 valeurs françaises, 7 valeurs belges et 3 valeurs néerlandaises.

Delphine Le Louët : Le fait est suffisamment rare pour être souligné. Grâce au travail de tous les acteurs de la chaîne – analystes, entreprises, investisseurs…-, la France dispose aujourd’hui d’une plate-forme d’investisseurs, boursière et d’une capacité à lever des fonds pour des projets importants dans les sciences de la vie que d’autre pays n’ont pas. Paris est en train de devenir la capitale européenne de la « biotech » et de la « medtech », ou, si l’on veut généraliser, des petites valeurs de santé. Ce sont potentiellement les futurs Actelion [société biopharmaceutique suisse qui a réalisé un chiffre d’affaires de 1,45 milliard d’euros en 2013, ndlr] de demain qui sont en train de se dessiner, les futurs leaders qui auront une emprise européenne et mondiale, depuis Paris.

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