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Zalando : 'l'esprit start-up nous caractérise'

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(CercleFinance.com) - Zalando, la première plateforme européenne de mode en ligne, a fait état hier de solides résultats semestriels applaudis par une hausse de 5,4% du titre à la Bourse de Francfort. Rubin Ritter, membre du conseil d'administration, et Delphine Mousseau, vice-présidente marchés, explique à Cercle Finance quels ont été les moteurs de ce premier semestre.

Cercle Finance: Votre chiffre d'affaires a progressé de presque 25% sur le premier semestre, ce qui confirme votre statut de valeur de croissance. Avec une capitalisation boursière qui dépasse désormais les 8,5 milliards d'euros, arrivez-vous à conserver l'esprit d'une 'start-up'?

Rubin Ritter: Tout d'abord, nous sommes très fiers de cette performance semestrielle remarquable, marquée à la fois par une solide croissance et un bon niveau de rentabilité. Il est vrai que si l'on compare notre profil de croissance à ceux des 500 premières sociétés cotées européennes, la vitesse à laquelle nous progressons est impressionnante. Mais notre taille reste finalement assez modeste à l'échelle de ce que représente le marché de la mode. C'est là que l'état d'esprit 'start-up' auquel vous faites allusion marque notre différence, car il nous permet de réagir vite et de nous adapter rapidement à un marché qui change en permanence, avec une approche très concentrée sur le client.

CF: Pouvez-vous nous fournir davantage de précisions sur l'évolution de vos parts de marché?

RR: Même si nous sommes aujourd'hui leader sur notre segment, notre part de marché représente moins de 1% du total de l'industrie européenne de la mode, un secteur estimé à 420 milliards d'euros contre un chiffre d'affaires d'environ trois milliards pour Zalando en 2015. Nous disposons donc d'un incontestable potentiel de croissance, non seulement par le biais de notre magasin en ligne mais aussi via les améliorations susceptibles d'être apportées à notre plateforme.

CF: Vous avez relevé votre prévision de marge bénéficiaire pour 2016. De quels leviers disposez-vous aujourd'hui pour accroître votre rentabilité?

RR: Nous tentons d'améliorer en permanence notre offre-client ainsi que nos capacités technologiques en investissant sans cesse dans l'attractivité de la plateforme. Cela a des effets immédiats sur notre écosystème: l'apparition de nouvelles marques nous amène davantage de clients et la croissance de notre clientèle nous rend toujours plus attractif auprès des marques. Cette dynamique se reflète parfaitement dans nos résultats trimestriels et semestriels. Le fort levier opérationnel dont nous bénéficions a d'ailleurs permis de compenser nos efforts d'investissement, ce qui demeure le facteur-clé de notre rentabilité.

CF: Certains analystes évoquent une possible montée en puissance du géant Amazon sur le créneau de l'habillement. Cela vous effraie-t-il?

RR: Je crois qu'il ne s'agit pas d'un match entre Zalando et Amazon, mais plutôt d'un combat opposant les nouveaux acteurs de la mode en ligne aux enseignes traditionnelles 'hors ligne'. Ceci dit, le marché de la mode en ligne est probablement appelée à être moins fragmenté: peu d'acteurs arriveront à se tailler la part du lion et leur activité sera centrée sur des besoins spécifiques. Dans ce contexte, nous pensons être très bien positionnés pour continuer à croître sur notre secteur. Nous voulons d'abord être une source d'inspiration pour nos clients, ce qui s'avère être un élément déterminant dans le milieu de la mode. En ce qui concerne les marques, nous essayons d'être leur vitrine idéale au sein du monde numérique. Et nous tendons à les considérer comme des partenaires stratégiques de long terme.

CF: Bon nombre de professionnels jugent inéxorable un processus de consolidation de votre métier. Des opérations de fusions-acquisitions (M&A) sont elles-envisageables?

RR: Nous avons pour habitude de ne pas commenter les questions liées aux fusions-acquisitions. Mais si vous vous penchez sur nos récents achats, vous verrez que nous cherchons davantage à nous rapprocher d'équipes susceptibles de renforcer notre savoir-faire technologique que de gagner des parts de marché via des opérations externes. Nous surveillons constamment le marché à la recherche d'opportunités. L'idée est de renforcer nos capacités, à la condition toutefois qu'il existe un sens stratégique qui nous permettre de nous consolides.

CF: La France est-il l'un de vos marchés stratégiques?

Delphine Mousseau: Sachant que la France est l'un des principaux marchés de la mode en Europe, il apparaissait logique de nous y implanter en 2010, avec l'idée de proposer aux clients une expérience shopping 'sans tracas' avec livraison gratuite et retour sans frais dans une limite de 100 jours. Dernièrement, nous avons encore cherché à travailler sur la simplification du processus de retour avec le lancement du retour en boîte aux lettres en partenariat avec La Poste. Nous avons également amélioré nos délais de livraison grâce à l'ouverture d'un centre logistique à Lahr et grâce au système de Direct Injection. Cette solution a déjà permis de réduire de 30% le temps de livraison de nos clients de région parisienne. L'une des spécificités de l'Hexagone est en tout cas que les clients semblent préférer aller chercher leurs colis à La Poste plutôt que de les réceptionner à la maison.

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