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Stable après le rachat à interparfums

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(CercleFinance.com) - A la différence d'Interparfums qui chute de 7,5% environ en Bourse de Paris, l'action Burberry ne réagissait pas à Londres (- 0,2% à 1.205 pence) après l'exercice de l'option d'achat par le groupe de luxe britannique de la licence de parfums et cosmétiques confiée au groupe français. A ce jour, la manière dont les parfums et soins Burberry seront exploités à compter de 2013 n'est pas encore connue et de nombreux scénarios sont possibles, indiquent les spécialistes.

Ce matin, Interparfums a effectivement annoncé que Burberry avait “exercé son option de sortie du contrat de licence avec effet au 31 décembre 2012”. Hors créances clients, stocks et immobilisations corporelles, le prix payé sera de 181 millions d'euros.

Chez Aurel BGC, on note que le prix retenu 'se situe dans le bas de fourchette des estimations fournies par le management (d'Interparfums) en mars dernier, soit de 170 à 250 millions d'euros”. Ce qui semble donc plutôt une bonne affaire pour Burberry.

Tout n'est pas encore joué : “bien qu'un accord ait été trouvé sur certains termes et conditions majeures, des points importants restent à finaliser”, précise Interparfums. Les discussions se poursuivent donc pour trouver un accord global. A défaut, le contrat Burberry prendra fin le 31 décembre 2012.

Le dossier n'est évidemment par d'une égale importance pour les deux groupes. En effet, lors de son exercice 2011/2012, Burberry a réalisé un chiffre d'affaires de 1,9 milliards de livres sterlings, soit environ 2,4 milliards d'euros. Parallèlement, en 2011, les ventes d'Interparfums atteignaient 398,3 millions d'euros, et la licence Burberry en représentait 55,7% (221,7 millions d'euros), proportion retombée à 49% au 1er trimestre 2012.

Le groupe britannique peut se le permettre : le montant de 181 millions d'euros, arrondi de manière estimative par le bureau d'études Bryan, Garnier & co. à 200 millions pour tenir compte du complément, correspondrait à la moitié de sa trésorerie nette.

Et maintenant ? Selon le Figaro de ce matin, Burberry, dont ni les parfums, ni les cosmétiques ne font partie des métiers actuels, pourrait avoir du mal à créer de toute pièce une division ad hoc d'ici la fin de l'année. Le quotidien rapporte d'ailleurs que le groupe a d'ailleurs 'multiplié les contacts ces dernières semaines' avec d'autres sous-traitants potentiels comme Procter & Gamble, L'Oréal, Puig et 'surtout' BPI.

Chez Bryan Garnier, on estime qu''il est probable que Burberry ait exercé l'option pour ne se fermer aucune porte'. Sans réfuter les informations du Figaro sur le 'remplacement' éventuel d'Interparfums par un autre partenaire, les analystes estiment toujours qu''une coentreprise (entre Interparfums et Burberry) est aussi une possibilité'.

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