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Opel veut raccourcir la journée du travail

Opel veut raccourcir la journée du travailOpel veut raccourcir la journée du travail

HAMBOURG/FRANCFORT (Reuters) - Opel, filiale européenne de General Motors, veut raccourcir la journée de travail dans son usine principale, à Rüsselsheim, en Allemagne, afin d'adapter la production à une demande toujours plus faible.

GM a perdu 747 millions de dollars l'an dernier en Europe, où la chute des ventes de voitures se traduit par une situation de surcapacités représentant, selon le constructeur automobile américain, l'équivalent de 10 sites d'assemblage.

"En raison de la détérioration des conditions de marché en Europe, la direction d'Opel négocie avec le comité d'entreprise et (le syndicat) IG Metall un raccourcissement de la journée de travail à Rüsselsheim", déclare Opel dans un communiqué, confirmant une information de presse.

La société a précisé espérer une conclusion rapide des discussions.

En juin, le conseil de surveillance d'Opel a donné son feu vert à un plan stratégique courant jusqu'en 2016 qui prévoit des investissements "massifs" dans la gamme de modèles, une stratégie de marque repensée, une hausse des exportations, des réductions de coûts dans les matériaux, l'ingénierie et le développement et des économies supplémentaires résultant de l'alliance avec le français PSA Peugeot Citroën.

Si Opel et les représentants syndicaux se mettent d'accord sur un raccourcissement de la journée de travail, le constructeur peut solliciter des subventions du gouvernement allemand dans le cadre du programme "Kurzarbeit" (travail court).

Ce programme, utilisé par bon nombre d'entreprises mises en difficulté par la récession de 2008-2009, permet aux employeurs de préserver des postes en raccourcissant la durée du travail quand le taux d'utilisation des usines est bas, le gouvernement compensant financièrement les heures perdues des salariés.

Au plus fort de la crise financière, plus de 1,4 million de salariés allemands ont été concernés par ce programme.

Jan Schwartz et Maria Sheahan, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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