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Nouvelle démission d'un président du directoire d'opel

Nouvelle démission d'un président du directoire d'opelNouvelle démission d'un président du directoire d'opel

MUNICH/DETROIT (Reuters) - General Motors a à nouveau écarté un président du directoire de sa filiale européenne Opel, voulant mettre un terme à 12 années dans le rouge.

GM a fait savoir que Karl-Friedrich Stracke avait démissionné et était réaffecté à des "détachements spéciaux" pour le directeur général Dan Akerson. Le vice-président de GM Steve Girsky, président du conseil de surveillance d'Opel, assurera l'intérim jusqu'au remplacement de Stracke.

Opel aura donc eu quatre présidents du directoire en moins de trois ans. Hans Demant avait été remercié en novembre 2009 et remplacé deux mois plus tard par Nick Reilly qui a duré jusqu'en avril 2011.

Demant était plus une présence symbolique, qui rendait compte au patron de GM Europe Carl-Peter Forster, parti en 2009 après que GM eut cassé un projet de cession d'Opel.

Des analystes voient dans la décision de GM un geste incontrôlé, alors qu'un plan de redressement d'Opel a été approuvé récemment, d'autant qu'un successeur n'a pas été désigné.

"J'ai parlé récemment à Stracket et on aurait bien dit qu'il avait bien l'intention de faire son travail", dit Stefan Bratzel, professeur de l'université des sciences appliquées de Bergisch Gladbach.

"GM n'a pas du aimer le business plan", ajoute-t-il. "Je pensais que les choses allaient mieux entre Detroit et Opel ces derniers mois et envoyer ce type de message est catastrophique".

Le conseil de surveillance d'Opel a approuvé voici deux semaines un plan à moyen terme qui court jusqu'en 2016 et qui vise à renouer avec la profitabilité. Mais les réelles retombées de cette restructuration n'interviendront qu'après que GM aura négocié un accord avec les syndicats concernant la fermeture de l'usine de Bochum après 2016.

Le Premier ministre de Hesse, Land qui abrite le siège social d'Opel, craint que GM ne revienne sur les garanties d'emploi après le départ de Stracke.

"Stracke m'avait dit en mai que les contrats en cours seraient honorés et que le coeur historique, l'usine de Rüsselsheim, resterait dans sa forme actuelle", a dit Volker Bouffier. "Stracke m'a également assuré que l'Opel Astra resterait construite à Rüsselsheim jusqu'à la fin 2014", a-t-il ajouté.

Christiaan Hetzner et Ben Klayman, Tangi Salaün et Wilfrid Exbrayat pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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