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Marché : Total veut réduire ses investissements et ses coûts

Marché : Total veut réduire ses investissements et ses coûtsMarché : Total veut réduire ses investissements et ses coûts

par Benjamin Mallet et Michel Rose

PARIS (Reuters) - Total a annoncé mercredi son intention de réduire ses coûts et confirmé la baisse de ses investissements, le groupe misant également sur la hausse de sa production pour améliorer sa génération de trésorerie.

La troisième compagnie pétrolière européenne par la capitalisation boursière, derrière Royal Dutch Shell et BP, dont les résultats ont baissé au quatrième trimestre, prévoit pour cette année un budget d'investissements organiques de 26 milliards de dollars, contre 28 milliards en 2013.

"Nous avons lancé une très forte mobilisation des équipes sur la maîtrise des investissements et la réduction des coûts, tout ceci sans affecter la sécurité de nos opérations", a déclaré son directeur financier, Patrick de La Chevardière, lors d'une réunion avec la presse.

Le budget d'exploration va toutefois rester stable à 2,8 milliards de dollars, Total n'ayant pas trouvé en 2013 le champ géant qu'il recherchait, avec des forages "à forts enjeux" prévus cette année au Brésil, en Angola, en Côte d'Ivoire et en Afrique du Sud.

En s'appuyant sur la baisse à venir des investissements, sur des démarrages dans l'amont et sur la restructuration de ses activités dans l'aval, le groupe estime son flux de trésorerie disponible avant dividende atteindra environ 10 milliards de dollars en 2015 et 15 milliards en 2017 (contre 2,6 milliards en 2013).

En matière de production, il a confirmé viser un niveau de 2,6 millions de barils équivalent pétrole par jour en 2015 et un potentiel de 3 millions de barils en 2017.

Alors que Shell et BP ont respectivement annoncé des baisses de production de 5% et de 1,9% au quatrième trimestre, Total enregistre un chiffre de 2,284 millions de barils, soit un recul de 0,5%.

KASHAGAN MANQUE

Total n'a en particulier pas pu bénéficier de la production du gisement pétrolier géant de Kashagan, au Kazakhstan, interrompue en octobre deux semaines après son démarrage en raison d'une fuite de gaz.

Sur l'ensemble de 2013, la production du groupe est restée stable à 2,299 millions de barils alors qu'il espérait il y a un an une croissance de 2% à 3%.

Total propose un dividende de 0,61 euro par action au titre du quatrième trimestre 2013, en hausse de 3,4%.

Hors exceptionnels, son bénéfice net s'est élevé à 2,5 milliards d'euros (-19%) au quatrième trimestre 2013, pour un chiffre d'affaires de 47,8 milliards (-4%), tandis que son résultat net part du groupe a atteint 1,6 milliard (-31%).

Sur l'ensemble de 2013, le groupe enregistre un résultat net ajusté de 10,7 milliards d'euros en baisse de 12% en raison notamment de l'Amont, pénalisé par un mix de production moins favorable et des coûts plus élevés, tandis que son bénéfice net part du groupe annuel recule de 20% à 8,4 milliards.

Il a cédé 13 milliards de dollars d'actifs à fin 2013 dans le cadre d'un programme de 15 à 20 milliards sur 2012-2014 et pense atteindre voire dépasser cette année son objectif.

L'annonce des résultats de Total intervient après celles des américains Exxon Mobil et Chevron, qui ont chacun déçu Wall Street, tandis que Shell a enregistré sa plus mauvaise performance trimestrielle en cinq ans.

Les "majors" ont profité ces dernières années d'un prix du pétrole élevé pour augmenter leurs budgets d'exploration et s'aventurer dans des zones auparavant considérées comme trop lointaines et risquées, mais leurs actionnaires leur demandent de plus en plus de maîtriser leurs coûts et de leur garantir une rémunération importante.

L'action Total progressait de 1,10% à 44,065 euros à 10h45, affichant la plus forte capitalisation boursière de la Bourse de Paris (104,9 milliards d'euros). Le titre est en léger repli depuis le début de l'année (-1,0%) après une hausse de 14% en 2013.

Le groupe a également annoncé qu'il présenterait désormais ses comptes en dollars et non plus en euros.

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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