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Innoveox : Entrera sur Alternext le 7 mai

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(CercleFinance.com) - Jean-Christophe Lépine, Président-directeur général, Luc Hautemanière, directeur administratif et financier, Patrick Lemaitre, directeur des opérations d'Innoveox, spécialisé dans le traitement définitif et la valorisation des déchets industriels toxiques, ont réuni la presse ce jeudi, dans le cadre du lancement de son introduction en bourse sur Alternext Paris.

Fondée en 2008, la société dont l'équipe se compose de 15 personnes propose une solution clés en mains aux industriels, 'complète et respectueuse de l'environnement', pour le traitement et la valorisation de leurs déchets organiques toxiques (huiles, solvants, pesticides, etc).

Jean-Christophe Lépine a mis en lumière le manque de réponses satisfaisantes aux besoins des entreprises qui doivent trouver une solution pour éliminer leurs déchets.

'Actuellement, elles ne peuvent avoir recours qu'à l'incinération et à l'enfouissement, présentant certains inconvénients', a-t-il souligné, avant de lister les avantages de la technologie développée par Innoveox.

Ainsi, 'elle permet un traitement définitif, avec une élimination à plus de 99,9% de la matière organique toxique, un recyclage de l'eau, de l'énergie et des métaux stratégiques, déroule un procédé non polluant, sans émission de gaz dangereux et sans odeur, mais aussi sécurisé, directement sur le site de l'industriel pour qui il n'est pas nécessaire de réaliser des investissements'.

Innoveox s'appuie sur une technologie baptisée Oxydation HydroThermale Supercritique (OHTS) à énergie positive, dont le groupe est propriétaire. 'Lors du procédé de destruction des déchets, l'oxygène injecté génère une réaction d'oxydation qui détruit de façon immédiate la matière organique toxique', a précisé Patrick Lemaitre.

L'eau propre contenue dans le déchet peut alors être récupérée en totalité, pour un rejet direct dans l'environnement ou une utilisation par le client. L'énergie qui est produite en surplus lors du traitement
peut être valorisée, ainsi que les métaux stratégiques.

La technologie est protégée au niveau mondial jusqu'en 2034 (à travers deux brevets d'origine et cinq brevets complémentaires en propre).

Elle résulte de 20 années de recherche du CNRS (actionnaire d'Innoveox) et de l'un de ses laboratoires, l'Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux (ICMCB).

Innoveox, qui fait face à un seul véritable concurrent, à savoir General Atomics, a noué en 2012 un partenariat technologique et commercial avec Air Liquide qui travaille avec la société sur l'évolution de la technologie et la sécurité du dispositif.

Les premiers développements commerciaux interviendront cette année sur l'Europe de l'Ouest, avec une clientèle ciblée de multinationales. En la matière, Innoveox vient de signer un contrat de services d'environ six millions d'euros sur cinq ans avec Inter'val, afin de transformer des déchets industriels toxiques en eau propre sur l'Ile de la Réunion.

'D'autres discussions commerciales ont par ailleurs été engagées avec des opérateurs industriels', a indiqué l'équipe dirigeante. Pour précisions, Innoveox facture à la tonne traitée, suivant les engagements du client.

Le groupe s'est positionné sur un marché mondial considérable sur les déchets industriels toxiques, en identifiant une première cible qualifiée de 25 millions de tonnes, valorisée six milliards d'euros, sur trois secteurs industriels que sont la pétrochimie, la chimie et la santé.

Par ailleurs, des travaux sont menés avec le CNRS autour de programmes de R&D pour traiter dans le futur d'autres déchets complexes : photovoltaïque, biomasse ou encore matériaux composites.

Innoveox s'est fixé un objectif de chiffre d'affaires annuel compris entre 30 millions et 40 millions d'euros pour 2018. Pour l'atteindre, le groupe aura besoin de financements importants.

Innoveox envisage de refinancer ses unités de traitement par emprunts (bancaires, leasing), outre les fonds levés dans le cadre d'une introduction en bourse.

Concernant cette opération, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a apposé le 9 avril 2014 le Visa n°14-133 sur le prospectus relatif à l'introduction en bourse des actions du groupe, composé d'un document de base enregistré le 31 mars 2014 sous le numéro l.14-012 et d'une note d'opération.

Le produit brut de l'offre (au public et placement global destiné aux investisseurs institutionnels) est d'environ 12,4 millions d'euros (étant ramené à environ 9,3 millions d'euros en cas de limitation de l'opération à 75%), pouvant être porté à environ 14,3 millions d'euros en cas d'exercice intégral de la clause d'extension et 16,4 millions d'euros en cas d'exercice intégral de la clause d'extension et l'option de sur-allocation (le tout sur la base d'un prix égal au point médian de la fourchette indicative du prix de l'offre, soit huit euros).

Le nombre d'actions nouvelles à émettre est de 1.550.000 actions pouvant être porté à un maximum de 2.049.875 en cas d'exercice intégral de la clause d'extension et de l'option de sur-allocation.

La clôture de l'offre interviendra le 29 avril prochain, tandis que le règlement-livraison s'effectuera le 6 mai 2014. Les négociations sur Alternext débuteront quant à elles le 7 mai.

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