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Gazprom : Seul maître à bord du vaisseau fantôme South Stream

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(CercleFinance.com) - Gazprom, premier exportateur mondial de gaz dont l'Etat russe détient plus de 50% du capital, a confirmé que ses partenaires au sein du projet de gazoduc South Stream, soit Eni, EDF et Wintershall, ont tous convenu de lui revendre leurs participations. En conséquence, Gazprom détient désormais 100% de South Stream Transport BV, qui devait construire la section sous-marine du gazoduc du même nom, un projet aujourd'hui abandonné.

Tour à tour, les groupes énergétiques italien Eni (20%), français EDF (15%) et allemand Wintershall (filiale “hydrocarbures” de BASF ; 15%) ont indiqué hier qu'ils avaient signé un accord de revente de leurs titres South Stream Transport BV à Gazprom, dont la participation est en conséquence passée de 50 à 100%. Les ex-partenaires de Gazprom ont indiqué qu'ils avaient récupéré leurs mises de fonds, qui doivent être limitées étant donné le stade peu avancé du projet.

Rappelons que le 19 décembre dernier, Wintershall avait par ailleurs abandonné un projet d'échange d'actifs gaziers avec Gazprom.

Pour mémoire, South Stream Transport BV est la coentreprise visant à construire la section sous-marine du gazoduc qui devait relier la côte russe de la Mer noire à l'Europe via la Bulgarie, sans passer par l'Ukraine. South Stream devait ainsi compléter North Stream, qui relie directement la Russie (à partir de la région de Saint-Pétersbourg) à l'Allemagne en passant sous la Mer baltique.

Ces annonces sont la conséquence logique de l'annulation du projet South Stream. En effet, le 1er décembre dernier, le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu''étant donné la position actuelle de la Commission européenne, qui n'est pas favorable à la mise en place du projet (South Stream) et au fait qu'à ce jour, seuls les Pays-Bas ont accordé les autorisations réglementaires nécessaires, mais pas la Bulgarie, nous estimons que la Russie ne peut continuer seule ce projet dans les circonstances actuelles'.

M. Poutine expliquait que commencer à construire le gazoduc South Stream en Russie sans avoir l'assurance que la Bulgarie l'autoriserait à atteindre ses côtes de la Mer noire n'avait pas de sens. 'Nous sommes donc contraints de remettre en cause notre participation' au projet, avait indique M. Poutine.

Le président russe, qui a effectué cette déclaration lors d'un voyage officiel en Turquie, a ajouté que Moscou se félicitait par ailleurs du fonctionnement de Blue Stream, un gazoduc partant de la côte russe de la Mer noire pour déboucher en Turquie et desservir sa capitale, Ankara.

Et M. Poutine d'ajouter que la Russie était disposée à étendre la capacité de ce gazoduc, voire à en construire un deuxième afin d'alimenter non seulement la Turquie, mais aussi, “si cela était jugé opportun”, les clients européens de Gazprom via un 'hub' gazier supplémentaire qui pourrait être placé non loin de la frontière grecque de la Turquie.


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