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Citigroup dépasse les attentes au deuxième trimestre

Citigroup dépasse les attentes au deuxième trimestreCitigroup dépasse les attentes au deuxième trimestre

par Maria Aspan

NEW YORK (Reuters) - Citigroup a fait état vendredi d'une hausse de près de 24% de son bénéfice net au deuxième trimestre à 3,34 milliards de dollars (2,36 milliards d'euros) contre 2,7 milliards un an plus tôt.

La troisième banque américaine par les actifs affiche ainsi un bénéfice par action de 1,09 dollar contre 0,90 dollar un an plus tôt, et alors que les économistes interrogés par Thomson Reuters I/B/E/S en attendaient 0,96 dollar.

A 14h50 GMT, le titre prenait 0,79M à 39,33 dollars, surperformant un Dow Jones quasi stable.

C'est le sixième bénéfice trimestriel consécutif pour Citigroup, qui avait bénéficié de l'injection de 45 milliards de dollars d'aide fédérale américaine pour s'extirper de la crise financière.

Ces résultats ont été publiés au lendemain de ceux de JPMorgan Chase & Co, également ressortis meilleurs qu'attendu.

Depuis que le gouvernement américain a cédé en décembre sa dernière part dans la banque, son directeur général Vikram Pandit s'est efforcé de montrer qu'il entendait tourner cette page et qu'il était possible de renouer avec la croissance.

LA BFI EN PANNE

Dans le détail, on perçoit une baisse des rentrées dans deux des trois métiers de Citigroup, la banque commerciale et la banque d'investissement. Dans la banque de détail, en revanche, le bénéfice est en hausse.

"Le déclin des pertes nettes sur crédit, c'est un énorme mieux", a commenté Timothy Griskey de Solaris Group.

Citigroup a fait savoir que son produit net bancaire au deuxième trimestre avait chuté de près de 7% par rapport à l'année précédente, ressortant à 20,6 milliards de dollars, ce qui dépasse toutefois le consensus de 19,89 milliards.

"Ils règlent beaucoup de leurs problèmes, mais ils ne sont pas encore sortis de l'auberge", commente Matt McCormick, gérant de portefeuille chez Bahl & Gaynor Investment Counsel.

La reprise s'est révélée difficile cette année pour la plupart des banques américaines, en raison de rentrées médiocres sur le front des activités de trading sur le marché obligataire et d'une volatilité des marchés qui a lourdement pesé sur les résultats.

"Comme tout le monde, nous cherchons à déterminer ce que sera un 'niveau normal d'activité' pour les trimestres à venir", a expliqué le directeur général du groupe John Gerspach lors d'une conférence téléphonique.

Les rentrées dans la BFI ont diminué de 8% par rapport au trimestre correspondant l'année dernière, affectées notamment par un plongeon de 18% des activités de trading obligataire, tombées à 3,033 milliards.

Ce recul a toutefois été partiellement compensé par une forte hausse des commissions sur souscription et dans le conseil en fusions-acquisitions, en hausse de 61% à 1,085 milliard de dollars.

Maria Aspan, Natalie Huet et Nicolas Delame pour le service français, édité par Matthieu Protard

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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