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CAF : Défend ses intérêts en France face à Alstom

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(CercleFinance.com) - Un concurrent d'Alstom, l'équipementier ferroviaire espagnol Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF), s'invite dans la polémique entourant l'éventuel “sauvetage” de l'usine historique de Belfort du groupe français par des commandes publiques. Dans un entretien aux Echos, Francis Nakache, patron de CAF en France, rappelle que les commandes publiques font l'objet d'appels d'offres - auxquels il participe - et répondent au principe de concurrence.

Pour mémoire et face à une baisse - de longue date - des commandes de matériel roulant en France, Alstom envisage de fermer son site de production Belfort, ce qui s'inscrit dans son programme stratégique et d'économies.

En réponse, les pouvoirs publics, alors que l'Etat s'est fait prêter par Bouygues 20% du capital d'Alstom et que la campagne électorale des présidentielles de 2017 a bel et bien commencé, envisagent des mesures de “sauvetage”. Et ce alors qu'en France, on attend de résultat d'appels d'offres portant sur des trains régionaux RER et TER de “nouvelle génération” (NG) qui ont été lancés par des entreprises publiques, la RATP et la SNCF. Si Alstom les remportait, l'activité du site de Belfort pourrait être maintenue. Mais d'autres candidats sont aussi en lice, dont CAF.

Le “contrat RER NG” se chiffre au total à trois milliards d'euros, indique M. Nakache

Le directeur général de CAF France, qui possède une usine à Bagnères-de-Bigorre, fait part de ses craintes dans les colonnes des Echos : 'le marché ferroviaire est un marché concurrentiel, et les commandes publiques sont attribuées dans le cadre de procédures bien précises. De nombreux appels d'offres, lancés par la SNCF ou la RATP entre autres, sont actuellement en cours, et CAF France est en lice pour plusieurs d'entre eux, avec des décisions imminentes', rappelle-t-il.

Et M. Nakache d'enfoncer le clou : 'nous ne pouvons imaginer que la concurrence puisse être faussée en octroyant des marchés de compensation à un acteur de la filière', indique-t-il dans le quotidien français des affaires. “Nous souhaitons que toute ambiguïté soit levée au plus vite', termine-t-il.


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