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Hubert Tassin : Un investissement cohérent pour la fin de l'année

Hubert TassinHubert Tassin
Hubert Tassin

Journaliste et analyste financier Hubert Tassin analyse depuis plus de 30 ans les marchés financiers et les sociétés. Il a dirigé les rédactions du Journal des Finance, d'Investir et de BFM Radio/BFM Business. Il a aussi eu la responsabilité de la rédaction en chef de la revue de référence Analyse Financière, éditée par …Lire la suite

(Tradingsat.com) - Par Hubert Tassin

Les banques vont poursuivre leur rattrapage

Les banques sont sauvées. Cela a coûté cher, mais les Etats ont sauvé les banques et le système bancaire après la crise de la dette hypothécaire américaine qui a éclatée au printemps 2007. Les banques centrales ont pris le relais en subventionnant depuis maintenant plus de 4 ans les banques par des prêts pratiquement nul, à des taux pratiquement nul.

La question dite de « l'aléa moral » a été posée et le reste : quand la spéculation sans limite était gagnante, les profits étaient encaissés par les banques et (surtout) les employés vedette ; dès lors que la spéculation a généré des pertes colossales, le contribuable a payé. Les banques étaient « trop grosses pour faire faillite » et il a fallu en passer par là, pour éviter les défaillances en cascades et, finalement, une crise bancaire créant les conditions d'une dépression mondiale.

Il y a tout de même une contrepartie : la réduction des risques pris. Les banques ont diminué leurs engagements et le font encore. La taille des bilans qui se réduit est la mesure d'un certain retour à l'orthodoxie financière.

Ce retour à la normale a provoqué un net rebond boursier des titres bancaires qui s'échangeaient sur des cours prenant en compte des probabilités de faillite ou de recapitalisation massive par les Etats, provoquant une forte dilution pour les actionnaires. En un an, l'action Crédit Agricole a gagné 110 % , celle de Natixis 70 %, Société Générale 66 % ; BNP Paribas 53 %. (cours au 18 juin 2013)

Cette première étape de hausse ne reflète que le soulagement d'investisseurs qui avaient un moment intégré les scénarios du pire. Elle ne constate pas des cours de retour à la normale.

Comment définir la « normale » en matière d'actions bancaires ? Un repère est simple à surveiller : l'actif net. Historiquement les valeurs bancaires varient autour de l'actif net par action de l'établissement. Le retour à la normale, qu'on peut anticiper pour l'automne ou le début 2013n fixe des cours équivalents aux actifs nets ou, pour le moins, réduisant les décotes à moins de 20 %. Les données : un actif net de 76 euros par action BNP Paribas (qui cote 49 euros), de 69 euros pour la Société Générale (dernier cours 29 euros), de 18 euros pour Crédit Agricole SA (cours de 6,9 euros) et de 6,50 pour Natixis (coté 3,4 euros).

Le rattrapage va se poursuivre. A chacun son choix en fonction des potentiels qui sont affichés !

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